Si la mouette est rieuse, c’est que le thon a de l’humour de Marianne Granier

Avec la grisaille qui arrive, un bon feel-good, ça ne fait pas de mal, n’est-ce pas ? Marianne Granier vous donne rendez-vous dans un petit café sans prétention au cœur de Paris, La Mouette. Venez ! Vous y passerez un joli moment.

Voici la quatrième de couverture :

Après une carrière brillante dans la publicité, Macha, reconvertie en gérante de café, jongle entre les factures à payer et une gestion chaotique de La Mouette, petit bistrot de quartier où se croise quotidiennement une clientèle haute en couleur. Deux vieilles prostituées loufoques, une ex-taularde pâtissière à ses heures, un plombier vantard et un vieux médecin solitaire constituent ce petit monde, des habitués du comptoir pour qui La Mouette représente bien plus qu’un bistrot de passage. Aussi, lorsque celui-ci est menacé de fermeture par des promoteurs immobiliers véreux, tous se mobilisent sans compter pour le sauver, et peut-être se sauver eux-mêmes.
Drôle, émouvant, jubilatoire, Si la mouette est rieuse… porte un regard à la fois tendre et acerbe sur ces êtres que la vie a parfois malmenés mais qui, malgré les doutes, malgré les malheurs, ne renonceraient pour rien au monde à leurs rêves, à l’amitié et à l’amour.

Quand on plonge dans ce roman, on a le sentiment d’être dans une jolie série, un peu à la « Caméra Café », avec des saynètes jouées souvent au même endroit, avec les mêmes personnages qui ne se connaissent pas, qui se croisent et qui se parlent. Très rapidement, la magie opère et on se sent bien dans ce petit bistrot parisien.

Mais tout aussi rapidement, le lecteur est mis au courant de la menace qui plane. Il ne lui reste plus qu’à voir comment les habitués et la patronne vont se sortir de là.

La force de ce roman, c’est la peinture de ses personnages. S’ils peuvent paraître, au premier abord, assez caricaturaux, ils révèlent bien vite leurs faiblesses, leurs secrets et deviennent bien plus attachants. Macha, la gérante stressée, peu sûre d’elle-même dans son rôle de femme, comme dans celui de mère, on la voit vite perdre son assurance de gérante également. Il lui faudra beaucoup de soutien pour ouvrir les yeux sur ce qu’elle a, ce qu’elle est. Gloria, l’excentrique cuisinière, qui cumule les petits boulots et les mecs pour payer ses factures et rester séduisante. Elle se rendra finalement compte qu’une vie sans compte à rendre n’est peut-être pas une vraie vie. Les deux sœurs, Lola et Carmen, que tout semble opposer : l’aînée gentille, bienveillante, veuve et qui commence à perdre la tête n’a à première vue rien à voir avec sa cadette, ancienne prostituée et actrice de films X. Pourtant, elles ont en commun leur sens de la justice, de l’amitié et leur amour l’une pour l’autre. Il y a aussi Monsieur Armand, l’ancien alcoolique, l’ancien chirurgien, qui ne demande qu’à redevenir vivant. Et puis il y a Maxime et Emilie, des jeunes qui ne se sentent pas concernés par tous les problèmes de leurs aînés jusqu’à ce qu’ils se mettent à les aimer, vraiment. Il manque encore Marco, le plombier, Philippe et le commissaire de police, mais il faut bien vous laisser des surprises.

Cette famille recomposée et hétéroclite va s’épauler et va s’apercevoir que la vie de quartier est une artère essentielle de leur existence. Au rythme de leurs déboires personnels, des chansons d’Edith Piaf, des pages de Cinquante Nuances de Grey et des « clic » de l’appareil photo, le lecteur prend la situation de ce bistrot très à cœur. Bien sûr, tout finit bien et sans énorme surprise, mais je crois sincèrement que c’est ce que j’attendais de cette lecture et que tout autre choix m’aurait finalement déçue. Encore une fois, ce n’est pas la fin qui compte ici, c’est le cheminement, ces destins qui s’entremêlent alors que rien ne les y prédestinait, ces amitiés qui se créent, ces vies qui s’arrêtent, recommencent ou prennent un virage à 180°. C’était touchant, frais et très agréable !

https://editionsdu123.com/auteurs/marianne-granier/si-la-mouette/

Priscilla

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