Demi-vie tome 1 Rupture de Magali Laurent

Tout d’abord, merci à l’équipe de Babelio qui nous propose toujours de superbes découvertes et réceptions grâce à ses opérations Masse critique, vous ne connaissez ni Babelio, ni Masse critique? Qu’attendez-vous?

Voici donc que je gagne et reçois le nouveau roman de Magali Laurent aux éditions de Mortagne et je dois tous d’abord parler de ce qui saute aux yeux: cette magnifique couverture! Elle est sublime et semble l’être tout autant sur le tome 2, de ce que j’en ai vu. Poursuivons par le résumé de cette histoire:

La vie à temps partiel. Un mois d’éveil pour un mois de sommeil. Tel est le prix à payer pour survivre dans la Nouvelle Cité mondiale.

Tout juste âgée de seize ans, Ysia doit quitter ses parents et devenir une Citoyenne à part entière. Beaucoup de changements rendent sa nouvelle réalité difficile : sa superviseure est une femme froide et intransigeante, l’un de ses collègues l’épie pour une raison qu’elle ignore, et l’état de santé de son amie Kat se dégrade à vue d’œil, tout comme celui des autres habitants de son quartier.

Et si tout cela était lié ? Que manigance le pouvoir en place ? Et qui est Driss, cette personne vivant à contretemps d’Ysia et partageant sa chambre ?

Le Jardin où habite la jeune fille est une mécanique qui a fait ses preuves, mais quand l’intelligence artificielle au service des Citoyens se met à dérailler, c’est tout le système qui bascule.

J’ai débuté cette lecture avec beaucoup d’envie et d’attente, il faut dire que l’accroche est originale et le talent d’écriture de Magali Laurent n’est plus à démontrer. La lecture s’est faite de façon assez fluide car la promesse de l’originalité est tenue, on sent quelques influences littéraires, notamment de Stephen King avec son roman « Cellulaire », l’écologie et la mise à sec des ressources terrestres, la surpopulation ainsi que les addictions aux écrans et nouveaux médias sont les bases de cette dystopie qui tient parfaitement la route.

La seule chose qui a pu faire défaut à ma lecture est l’attachement aux personnages, en effet je ne suis pas parvenue à ressentir les émotions qui auraient pu faire de ce premier tome, une excellente entame de saga. Il faut dire que le relationnel est très limité dans cette société que nous imagine l’auteure, les enfants deviennent citoyen dès 16 ans et ne vivent leur vie qu’un mois sur deux, difficile de se faire des amis quand la moitié de votre village dort pendant que vous avez le droit de vivre, si l’on peut qualifier cela ainsi. Pourtant les tentatives d’amitiés et de découverte de l’autre ainsi que l’envie de braver les interdits, se profilent au fil des pages mais la magie n’opère pas totalement. Même la peine de ne pas voir ses parents semble ne causer à Ysia qu’une peine légère.

Terminons cet avis lecture sur le positif, c’est à dire l’aspect insurrection de cette histoire, la volonté de certains de garder le contrôle face aux écrans, le combat pour que les arts ou la littérature gardent une belle part de notre temps et de nos loisirs. Magali Laurent transpose avec talent des sujets qui sont depuis longtemps déjà d’actualité à cette fiction futuriste. Hâte de voir dans quelle direction l’auteure compte nous emmener avec le tome 2.

Mag

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