Anne d’Avonlea de Lucy Maud Montgomery

Retour à Avonlea cette semaine pour moi, avec un immense plaisir. J’avais découvert Anne de Green Gables il y a quelques mois et j’étais tombée sous le charme. C’est confirmé et renforcé par ce deuxième tome. Anne… Anne pour moi, c’est « L’invitation au voyage » de Baudelaire : « Mon enfant, ma sœur, /Songe à la douceur / D’aller là-bas vivre ensemble ! / Aimer à loisir, /Aimer et mourir / Au pays qui te ressemble ! / Les soleils mouillés / De ces ciels brouillés / Pour mon esprit ont les charmes / Si mystérieux / De tes traîtres yeux, / Brillant à travers leurs larmes. »

Elle vous embarque dans un univers qui n’est pas seulement celui d’Avonlea, un univers personnel dans lequel les arbres vous invitent à devenir des elfes, les lacs font de vous des nymphes et chaque réveil est porteur de promesses que la journée va révéler. Pour moi, les romans de Lucy Maud Montgomery forment une parenthèse enchantée qui me sort de toutes les torpeurs, toutes les routines, pour me rappeler que la vie est belle, que la nature est enchanteresse et que mon imagination a le pouvoir de faire de chaque jour un rêve. C’est une vraie cure de jouvence et de bien-être que je recommande à tous.

Que se passe-t-il dans ce deuxième tome ? Anne, nommée institutrice à peine âgée de dix-sept ans, prend à cœur sa mission et se voue tout entière au bien-être et aux progrès de ces enfants auxquels elle tient et qui le lui rendent (presque) tous bien. S’ajoutent à cela les préoccupations de sa vie personnelle : Anne, perdue entre enfance et âge adulte, ne songe ni aux hommes, ni à l’amour, si ce n’est en les idéalisant. Mais elle se concentre sur l’embellissement d’Avonlea, le bien-être de Marilla, de son voisin M. Harrison et des jumeaux Davy et Dora qu’elle doit élever à la suite du décès de leur mère.

Anne reste toujours Anne. Elle s’envole de manière très lyrique et touchante, jusqu’à ce qu’elle chute, souvent par maladresse, parfois par impulsivité. Elle est l’allégorie même de la candeur et de la sincérité. Elle s’ouvre à tous, donne sa chance à tous les inconnus qui croisent son chemin et se montre profondément bienveillante. Heureuse, elle respire le bonheur et rayonne auprès de tous ceux qui la côtoient même à travers les pages d’un livre.

Avec ces romans, c’est un monde de contes de fées réaliste qui s’offre à vous, une porte ouverte vers cette époque que l’on a tous connue, celle qui nous faisait imaginer des histoires en devinant des petites formes dans les nuages. C’est magique, c’est enchanteur et c’est tellement bienfaisant. Allez vous perdre à Avonlea, vous ne le regretterez pas !

Priscilla

4 commentaires

  1. J’ai eu le même coup de cœur que pour le précédent volet ! J’aime tellement la plume si douce et délicate de Lucy Maud Montgomery. Une vraie poésie !
    Anne grandit et évolue grandement malgré encore quelques gaucheries des plus plaisantes et divertissantes à lire.

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  2. Ce tome 2 est en effet une petite merveille et retrouver Anne et son environnement reste un plaisir immense. Petite mention concernant le délicieusement drôle Davy.
    Le passage entre la Anne enfant et la Anne adulte est pour l’instant géré avec brio par L.M. Montgomery, j’espère qu’il en sera de même pour la suite.

    Aimé par 1 personne

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