La Chronique des Bridgerton de Julia Quinn

Ceux qui n’ont pas encore vu passer le nom « Bridgerton » sur les réseaux sociaux n’appartiennent pas à la même planète que moi… Si la série me fait de l’œil depuis son arrivée sur Netflix à Noël, je me suis retenue car les éditions J’ai lu m’avaient proposé de lire la saga de Julia Quinn qu’ils rééditent cette année. Voilà, c’est chose faite !

J’ai été happée dès les premières pages par le ton de la narration. Cette saga qui mêle subtilement un air de Gossip Girl à l’époque de Jane Austen m’a vite embarquée dans la vie de la famille Bridgerton : une mère, veuve, et huit enfants qu’elle a bien l’intention de caser. Tout cela sous le regard ironique et affuté d’une Lady Whistledown, dont on ignore la véritable identité mais qu’on adore !

Le premier volume publié par J’ai lu regroupe les deux premiers tomes, celui dévolu à Daphné, la première fille, mais quatrième enfant, qui fait son entrée dans le monde, et celui dévolu à Anthony, le frère aîné, libertin qui cherche à se marier. Les deux histoires s’organisent de la même façon : un prologue qui fait comprendre aux lecteurs les démons secrets des personnages principaux, une histoire d’amour qui part mal mais qui évolue, poussant les héros dans leurs retranchements jusqu’à la révélation finale.

Au-delà de ce schéma de construction, les deux tomes ont de nombreux points communs. Il ne s’agit pas d’une lecture exigeante, c’est léger, romantique, ironique et drôle. Daphné, Simon, Anthony, Kate et les personnages qui gravitent autour d’eux sont tiraillés par leur morale, leur sens du devoir et leur cœur. Ce qui est jubilatoire, c’est justement les à-côté. La galerie de personnages est absolument délicieuse. On ne peut que sourire quand on croise la mère Featherington, Lady Danbury, Colin, ou Berbridge qui sont des personnages récurrents. C’est en cela que l’influence de Jane Austen se fait sentir : l’écart entre ce que la bonne société montre et ce que l’on pense réellement.

J’ai beaucoup aimé voir l’évolution des personnages. Chaque enfant Bridgerton a son tempérament, de feu souvent, et l’on ne s’ennuie pas une seconde ! Bien sûr, on se doute très rapidement de la fin, mais le mariage n’est pas une fin en soi et là est l’originalité. Dans une société où l’union devant Dieu se fait souvent pour des questions d’argent ou d’honneur, Julia Quinn nous présente des êtres qui craignent l’amour et qui doivent apprendre à s’aimer pour pouvoir aimer. Il y a donc dans ces deux premiers tomes de l’amour, du rejet, de la sensualité, de la sexualité aussi, des bals à foison, des regards qui espionnent, des danses qui s’éternisent, des promesses qui se chuchotent, des intrigues qui se nouent.

C’est une lecture qui dépayse et qui tient ses promesses. Si vous aimez l’époque (Angleterre, XIXe siècle), vous vous régalerez, c’est une véritable plongée en apnée dans cet univers de faux-semblants et de corsets. Une lecture qui fait du bien donc, et qui me conforte dans deux envies : découvrir l’adaptation Netflix et poursuivre l’histoire des mariages Bridgerton. Affaire à suivre, donc !

Priscilla

6 commentaires

  1. Je n’ai pas été aussi patiente que toi ! Je pensais que je n’allais pas accrocher à la série et finalement je l’ai regardé d’une traite ! J’attends donc patiemment que mon livre arrive pour redécouvrir l’histoire de Daphnée et découvrir celle d’Anthony !

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