La Lady au parapluie noir de Mary Balogh

C’est le deuxième roman de cette jolie collection « Regency » chez J’ai lu que j’ai eu le plaisir de découvrir. Mon intuition se confirme : les titres de cette collection me font l’effet de petits bonbons. Vous savez ces petits plaisirs un peu coupables qui nous font, avec délectation, retomber en enfance ? Ces romans sont courts, légers et quand on se plonge dedans, on oublie tout pour savourer son petit goût sucré.

Voici la quatrième de couverture de celui-ci :

De passage dans une auberge malfamée, le vicomte Kincade est attaqué par des malandrins. Mais le drame vire au burlesque quand une espèce de furie en chemise de nuit met les voleurs en déroute à grands coups de parapluie. Le vicomte est mortifié. Quoi de plus humiliant pour un gentleman que d’être défendu par une faible femme ? Il va être la risée du Tout-Londres quand l’histoire se saura ! Et le pire reste à venir, car en guise de remerciement la pétulante Daisy lui demande de lui ouvrir les portes de la bonne société. Impossible de refuser sans passer pour un goujat. Voilà donc notre vicomte coincé avec cette femme exaspérante… horripilante… et adorable.

J’ai dévoré ce court roman dans le week-end ! Bien sûr, on imagine déjà aisément la fin, mais ne dit-on pas que l’essentiel n’est pas dans l’arrivée mais dans le cheminement ? Vous savez maintenant à quel point j’aime cette ambiance Regency : les corsets, les bals, les débutantes, les conventions…et celles qui les mettent à mal.

Dans ce titre, tout le sel et l’humour du texte prennent racine dans le fait que nous suivons deux riches jeunes femmes, certes, mais originaires de la campagne, et qui vont faire leurs débuts lors de la saison londonienne. Le chaos commencera avant même leur arrivée. Une agression, une intervention avec un parapluie, un service demandé en échange ouvriront la porte aux sauvetages de chiens, de prostituées…

Les deux sœurs sont touchantes par la force de leur union et par l’opposition de leurs caractères. Rose, la cadette, est belle, fraiche, naïve et n’a aucune envie du faste et du luxe que son aînée cherche à lui faire découvrir. Daisy est franche, pétillante, dévouée à toutes et tous, c’est une attachante Miss Catastrophe qui sèmera un trouble profond dans la vie de lord Kincade, qu’elle a ridiculisé en voulant l’aider.

Les autres personnages sont soigneusement construits pour renouveler constamment le rythme de l’intrigue. Lord Kincade, bien sûr, très à cheval sur tout ce qui touche à sa réputation, attirée par la fraîcheur de Daisy, mais horripilé par ses frasques. On trouve le frère aimant mais souffrant de n’être vu que de cette manière, la sœur enceinte et à bout de nerfs, la deuxième sœur naïve et légèrement cœur d’artichaut et les amis de Kincade qui voient en Daisy toutes les promesses de bonheur que le lord ne sent pas.

L’intrigue mêle histoires de cœur, mépris des conventions, ruses cupides, trahisons et enlèvements. On ne s’ennuie pas une seule seconde, le seul caractère de Daisy suffit à agrémenter la narration de scènes désopilantes.

J’ai beaucoup aimé cette parenthèse légère et je m’offrirai de nouveau ce petit plaisir littéraire, je peux vous le garantir.

Priscilla

3 commentaires

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s