Le Parapluie de la discorde de Sylvie Baron

Et c’est parti pour une petite enquête policière dans le Cantal ! Avec Le parapluie de la discorde, Sylvie Baron nous emmène dans l’antichambre d’une famille très connue, à la tête de la plus grande usine de parapluies et nous invite à faire la lumière sur un meurtre, une accusation et deux suicides. Vaste programme…

Voici la quatrième de couverture :

À Vic-sur-Cère, dans le Cantal, la villa Médard en impose par son élégance, ses secrets bien gardés, ses vies forgées autour de l’industrie du parapluie et… d’une femme d’affaires exceptionnelle au tempérament violent, Hélène Vitarelle. Son assassinat est un coup de tonnerre.
Tout accuse son gendre, Jacques Naucelle, mais la seule à être persuadée de son innocence est sa maîtresse, Nina. La jeune femme ne voit qu’une personne capable de faire éclater la vérité : sa tante Joséfa, qui se laisse convaincre d’entrer au service de la famille Vitarelle pour mener sa propre enquête. Fine mouche sous ses rondeurs avenantes, Joséfa va mettre à nu les rouages d’une diabolique machination !

Dans cette histoire, on découvre (ou redécouvre, pour ceux qui connaissent d’autres romans de l’autrice, ce qui n’est pas mon cas) Joséfa, une femme attachée à son Cantal, à ses souvenirs et à sa famille, dont fait partie sa nièce Nina, une jeune femme passionnée et abimée par la vie, par ses amours. Quand elle arrive avec ses jumeaux chez sa tante, elle est anéantie par l’accusation portée contre le père des petits, un homme lâche et infidèle, mais qu’elle croit innocent.

Et voilà nos deux femmes embarquées dans une contre-enquête : elles se font embaucher par la famille Vitarelle et profitent de leurs entrées dans le manoir, puis dans l’usine pour trouver des indices innocentant Jacques. Elles seront confrontées à des personnes froides, hantées par le fantôme encombrant de la morte, Hélène Vitarelle. Femme exécrable de son vivant, Hélène a voulu formater tous les membres de sa famille, en faire de bons petits soldats à la solde des parapluies Vitarelle. Son génie d’entrepreneure n’avait malheureusement d’égal que son orgueil et son machiavélisme.

Les deux femmes vont devoir apprivoiser ses enfants et son mari : Charles l’ornithologue convaincu qu’il est inutile et inconsistant ; Laure, l’épouse de Jacques, fragile et anéantie par les derniers événements ; Sophie, l’admiratrice inconditionnelle de sa défunte mère et Hugo, le fils prodigue. Avec eux évolue le petit Frédéric, le fils de Jacques et Laure, livré à lui-même, qui trouvera auprès de Joséfa une oreille attentive et une amitié sincère. De fait, très rapidement, l’humain se mêle à l’enquête policière et vient troubler les têtes et les cœurs.

J’ai bien aimé cette histoire. L’enquête connait de multiples rebondissements, de mensonges en adultères, de stratégies économiques en péchés d’orgueil, on ne s’ennuie pas avec les Vitarelle. La révélation rend hommage à la grande Agatha Christie. Les personnages sont attachants. J’ai moi-même eu une préférence pour Joséfa, Nina et Charles. Le deuxième fil, celui de l’histoire d’amour est plus attendu, mais il édulcore un peu cette sombre histoire de famille.

Ce fut donc une lecture agréable et assez addictive, en cela, c’est un très bon roman policier, et je remercie les Editions J’ai lu de me l’avoir fait découvrir.

Priscilla

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