Le 11 septembre 2001, j’étais…

Je m’appelle Magali, le 11 septembre 2001 j’avais 24 ans, deux mois plus tôt je venais de mettre au monde une magnifique petite fille, mon premier enfant, la concrétisation de 5 ans d’amour avec son papa. Le 11 septembre 2001, je me sentais, grâce à ma nouvelle condition de maman invincible, je ne voyais que sourires et bonheurs autour de moi, pourtant le 11 septembre 2001 j’ai compris que le monde dans lequel nous vivions ne serait plus jamais le même. 20 ans sont passés, le bébé a grandi pour devenir une magnifique jeune femme, la famille s’est agrandie, la vie a continué et pourtant, je ne m’étais pas trompée: le monde n’a plus jamais été le même…

Je m’appelle Priscilla. Le 11 septembre 2001, j’avais 16 ans et j’étais en classe de Première. Je n’ai jamais oublié ce jour où, en rentrant du lycée, j’ai trouvé mon père et ma mère debout devant la télé, livides, avec des larmes dans les yeux. Je n’ai pas compris, pas tout de suite. J’ai vu les images, j’ai cru à un film. Vous savez, ceux dont les Américains raffolent, avec un scénario catastrophe ! Et puis, en direct, la deuxième tour est tombée et j’ai entendu les cris des gens. J’ai pleuré, moi aussi. Pour la souffrance de ces personnes (celles qui sautaient par la fenêtre, celles qui n’en ont pas eu le temps…). Je n’avais pas encore conscience, du haut de mes 16 ans, que le monde, tel que je le connaissais, venait de basculer.

World Trade Center 47ème étage de Bruno Dellinger

J’ai profité du 20ème anniversaire de ce drame pour lire le témoignage de Bruno Dellinger, ce Français expatrié à New York dont la société était située au 47ème étage de la tour 1. Ce 11 septembre 2001 venait d’arriver dans ces locaux qu’il aimait tant lorsque le premier avion s’est encastré dans la tour, quelques étages au dessus de lui. Il nous livre un témoignage minute par minute de ce jour qui a bouleversé sa vie à jamais. Difficile d’imaginer ce qu’ont pu endurer les victimes et les familles de cette horreur qui a marqué en direct le monde entier, autant d’années plus tard nous nous souvenons tous de ce que nous faisions ce jour là, à l’instant où les avions ont frappé les tours. Nous avons pleuré la mort de toutes ces âmes que pourtant nous ne connaissions pas, découvrir le ressenti de cet homme qui a vécu l’horreur de l’intérieur est certes déstabilisant et toujours aussi incompréhensible mais aussi très émouvant et nécessaire afin de ne pas oublier.

Le visage de pompiers gravissant les étages à pied pour aller secourir les victimes, ils resteront piégés pour la plupart dans les murs de ces tours mais aussi ces hommes et femmes qui sautent des tours afin d’échapper à la chaleur insoutenable, Bruno Dellinger n’a pu les oublier, un traumatisme qui le poursuit depuis toutes ces années, il a dû retrouver goût à la vie et foi en l’être humain. Les petits détails qu’il garde en mémoire, le temps qu’il lui a fallu avant de réaliser la réelle gravité des événements, puis la peur qui vient subitement le percuter de plein fouet, sont pour le lecteur des précisions absolument effroyables, la stupeur est toujours présente et elle le sera à jamais. Pourtant, le monde a malheureusement vécu bien d’autres choses tout aussi terribles depuis, mais il est évident que ce jour, il ya 20 ans, le monde a basculé et ne s’est jamais remis de son taumatisme.

Mag

2 commentaires

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s