Les petits vieux n’ont pas dit leur dernier mot de Jean-Louis Serrano

Il n’est pas simple de vous donner mon ressenti sur ce livre, je pensais le lire avec légèreté, mais au final, bien au contraire de l’idée que laisse paraître la couverture, c’est un roman au sujet profond dont les premières chapitres font peine à lire. Mais, il y a un mais…Voici le résumé :

À 90 ans, Pierre a bien mérité de couler des jours heureux. Mais dans sa maison de retraite, il n’y a aucune chance que ça arrive ! Maria, l’horrible femme de ménage, lui en fait voir de toutes les couleurs ainsi qu’aux autres pensionnaires. Entre insultes et humiliations, les petits vieux n’en peuvent plus.

Alors quand Maria est retrouvée assassinée après avoir été poussée dans l’escalier, les soupçons se portent immédiatement sur Pierre. Après tout, c’était lui son principal souffre-douleur et, avec son Alzheimer, qui sait de quoi il est capable ?

L’inspecteur « Moustache », chargé de l’affaire, n’est pas très futé. Alors, les petits vieux décident de prendre l’enquête en mains. Et Dieu que c’est drôle d’aller fouiner dans les vilains petits secrets des uns et des autres… une vraie seconde jeunesse. Attention, ça va décoiffer, le gang des petits vieux en déambulateurs n’a pas dit son dernier mot !

Difficile de lire les souffrances que certains tortionnaires font subir aux personnes âgées dans les EPAHD ou à domicile, pourtant nous le savons tous, c’est malheureusement une réalité, cela n’enlève rien à la colère que cela déclenche en moi. Cependant, l’auteur parvient à nous faire prendre le recul nécessaire et voir la sagesse avec les yeux de Pierre, ce pensionnaire de 90 ans qui est l’une des cibles de Maria le dragon du ménage. Quand on côtoie les personnes âgées, ils nous transmettent leur sagesse et Pierre en est rempli mais, son caractère déborde parfois de cette douce carapace et vu ce qu’il endure, il en a bien le droit. Vous l’aurez compris cette première partie de lecture est assez éprouvante mais le ton change, la plume devient plus légère et c’est tant mieux.

Le franc-parler de nos petits vieux est une source de bonheur, ils sont comme les enfants et n’ont plus de filtres, on rencontre aussi au fil des pages de véritables soignants, de ceux que l’on souhaite applaudir à nos fenêtres toute l’année. Car s’occuper des plus faibles, des plus fragiles est un métier et le roman de Jean-Louis Serrano est un bel hommage à cette profession, à ceux qui s’impliquent et rendent les derniers moments de la vie plus doux.

Moi, les anciens je les aime, certains sont moins sympas c’est certain, mais ils sont notre passé, ils sont ce que nous verrons dans le miroir dans quelques années, alors Pierre, Adrien et les autres, j’ai eu un vrai coup de coeur pour eux et cette envie de les protéger. Une belle idée que ce roman, pour plein de raisons que vous découvrirez en le lisant, on dit merci qui? Merci Mag!

Bonne lecture.

Mag

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