Les Dames de Missalonghi de Colleen McCullough

Je vous avais prévenus, grosse semaine de propositions de lectures en perspective. Aujourd’hui, je vous parle d’un roman bien différent du précédent, même si finalement on retrouve dans Les Dames de Missalonghi, les thèmes de l’amour et de la confiance en soi.

Voici, tout d’abord, la quatrième de couverture :

A 33 ans, sans beauté ni fortune, Missy connaîtra-t-elle jamais la caresse d’un regard d’homme ? Car elle ignore tout de la vie, de la vraie vie. Entre sa mère, sa tante et leurs sages travaux d’aiguille, elle traîne des jours ternes et mesquins à l’image de ses éternelles robes marron…
… lorsqu’une chance s’offre à elle, la dernière peut-être. Elle s’appelle John Smith, on ne sait rien de lui, mais c’est bien l’homme le plus séduisant qu’on ait vu en ville depuis longtemps.
Missy, jusqu’alors si soumise, n’entend pas laisser échapper ce premier clin d’œil du destin.

La destinée des femmes de la famille Hurlingford de Byron est bien sombre. Dépossédées de l’héritage familial par les hommes, elles ne peuvent pas travailler, pour éviter de ternir l’honneur familial et elles survivent, tant bien que mal. Missy, qui, en plus de cela, n’est pas très jolie et commence à vieillir, se prépare donc à suivre les traces sombres de sa mère et de sa tante. Mais en elle vibre un feu que ses aînées n’ont pas connu, celui de la littérature, de l’appel de l’aventure et du romantisme.

Tout doucement, petit à petit, Una, la nouvelle assistante bibliothécaire, divorcée et venant de la ville, mais aussi John Smith, un étranger aux origines inconnues et objet de rumeurs abracadabrantes, vont tendre à Missy un nouveau miroir, celui de ce que sa vie pourrait être. Déconsidérée par ses pairs, ses cousines et dans une moindre mesure, par sa mère aussi, Missy va prendre de plus en plus d’assurance, de pouvoir, au grand dam des femmes de sa famille et pour la plus grande fierté de sa mère.

J’ai trouvé cette dimension du roman vraiment très intéressante, on a très vite envie de savoir comme Missy va évoluer. Parallèlement les portraits des autres femmes, et notamment de la fameuse cousine Alicia, sont savoureux et laissent entendre quelques airs de satire qui prêtent à sourire.

A travers l’épiphanie de Missy, ce sont les femmes qui seront vengées et j’aurais presque souhaité quelques pages de plus pour connaître la réaction de ces charmants messieurs Hurlingford et voir la société féminine s’épanouir à son tour.

Pour le reste, c’est un roman court, à l’intrigue finalement assez aisément devinable, malgré une révélation finale qui change un peu le message du roman. C’est un texte simple, dont la lecture est agréable et grâce auquel on passe un bon moment. Si vous êtes intéressés, il paraîtra dès demain aux éditions de l’Archipel, dans la collection Archipoche.

Priscilla  

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