La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose de Diane Ducret

Quand j’ai commencé ce roman, je m’attendais à un feel good léger et ça commence de cette façon. J’ai tout de suite été embarquée par la plume virevoltante de Diane Ducret qui a des formules vraiment drôles face à des situations qui paraissent dans un premier temps cocasses.

Pourtant, assez rapidement, le roman change de ton et nous embarque dans une histoire personnelle percutante, riche en rebondissements qui sont loin d’être heureux. Enaid est une jeune femme qui raconte son enfance, son adolescence et son entrée dans la vie d’adulte. Petite fille incomplète, incomprise, aimée mais pas de manière claire et pas de toutes les personnes nécessaires, elle devient une jeune femme rebelle, fragile en quête d’amour à tout prix, au point de se perdre elle-même dans cette quête, physiquement et psychologiquement, une adulte avec un handicap, prête à tout pour redevenir comme tout le monde. Nous la suivons, sans jamais nous lasser, de Paris à Biarritz, en passant par Rome, l’Espagne, Ibiza, la Suisse, car elle est toujours en fuite, en fuite de son carcan de vie, en fuite d’elle-même, en quête d’un amour qu’elle ne parvient pas à retrouver, puisqu’il s’agit de l’amour maternel.

Comment, en effet, vivre normalement quand on est séparé de sa mère, qui n’a plus le droit d’approcher son enfant, quand on vit avec ses grands-parents, dont on ne comprend qu’assez tard qu’ils sont ses grands-parents, quand on ne voit son père que par intermittence ? Comment croire que l’on peut être aimé quand les principales personnes qui sont censées nous aimer depuis le premier jour ne le font pas…ou si mal ?

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Ce que j’ai trouvé profondément émouvant dans ce roman autobiographique, c’est que, ayant à peu de choses près l’âge d’Enaid, je n’ai pu que me reconnaître dans certains de ses déboires (pas tous, rassurez-vous !) et surtout dans les conséquences qu’ils ont pu engendrer sur la confiance que l’adolescente que j’étais pouvait avoir en elle. On ne ressort pas indemne de cette lecture : la vie de notre héroïne est parsemée d’aventures, d’embûches mais le message reste toujours positif. On peut être un flamant rose, donner l’impression qu’on tient mal sur ses pattes mais tenir quand même, avancer malgré tout, voler même !

Enaid a cela d’héroïque qu’elle ne cesse jamais de se battre et qu’elle ressort toujours plus forte de ce qu’elle traverse. Par curiosité, j’ai été regarder quelques interviews de Diane Ducret après ma découverte de son roman et j’ai été d’autant plus admirative du personnage principal de son récit après l’avoir vue aujourd’hui. C’est une femme souriante, dynamique et vraiment très jolie, dont on voit immédiatement qu’elle s’est reconstruite, avec succès.

Diane_Ducret_-_Salon_du_livre_de_Paris_-_23_mars_2014_-_02
Source : Wikipédia « Diane Ducret »

C’est donc, malgré des épreuves douloureuses, un roman essentiellement positif qui a cette originalité de ne pas être un feel good du début à la fin mais à la lecture duquel on finit par se sentir bien, vraiment !

Merci à Marie Foache des éditions J’ai lu pour cette découverte et à Diane Ducret pour son message humaniste et positif.

Priscilla (@Priss0904, @litterapriscilla, Page Facebook)

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