Identités croisées d’Harlan Coben

C’est toujours un plaisir de lire un roman d’Harlan Coben, mais ce sont des moments bien trop rares. L’occasion faisant le larron, un ami m’a prêté celui-ci, je n’ai donc pas traîné à le commencer. En voici le résumé:

WILDE.
Il vit loin du monde, dans une forêt du New Jersey. C’est un enquêteur aux méthodes très spéciales. Nul ne sait d’où il vient, pas même lui.
Un site internet, une recherche ADN et soudain une piste.
Le secret de ses origines ? Enfin ?
Un lointain cousin, star de téléréalité. Un homme suivi par une nation entière.
Wilde touche au but mais le cousin disparaît.
De lui ne reste qu’une photo énigmatique postée sur les réseaux sociaux.
Mise en scène ? Conspiration ? Pire encore ?
Wilde est sur ses traces.
Et il n’est pas le seul.
AU CŒUR DE CES IDENTITÉS CROISÉES SE CACHE UN PIEGE MORTEL…

Cette fois, Harlan Coben utilise avec merveille les réseaux sociaux et la mode des émissions de téléréalité, afin de nous replonger dans l’univers de Wilde cet homme mystérieux qui a été trouvé enfant, vivant seul dans la forêt. Ce personnage a été mis en scène à plusieurs reprises par l’auteur et cette énigme parvient à donner cette touche de piquant qui rend ses romans si addictifs.

L’auteur met en lumière les dérives des réseaux ainsi que l’aberration et la stupidité de ces programmes dont la jeunesse est si friande depuis maintenant quelques années., des salaires mirobolants pour exposer sa vie en pâture à tous, pour accepter les critiques et les jugements . Le thème de l’abandon et de la recherche de ses origines, rythme également cette lecture, en effet la possibilité de retrouver des parents proches ou éloignés grâce au simple envoi de son ADN sur un site où les profils génétiques sont stockés comme dans une simple bibliothèque, donne également ici un visage séduisant et original à cette enquête hors norme.

Je suis, à la sortie de cette lecture, renforcée dans mon opinion sur cette surenchère de l’image et du paraître, de cet argent facile donné stupidement à une période où la pauvreté et la misère n’ont jamais été aussi grandes.

Fluide et sans temps morts, ce livre est de ceux que l’on finit vite, l’envie de connaître l’issue est plus forte que les contraintes du quotidien. Il réveille inévitablement l’envie de se replonger dans l’intégralité des romans de l’auteur, car il nous rappelle que ce dernier faisait partie des premiers qui nous ont donné le goût des romans policiers et des enquêtes. Harlan Coen parvient toujours à nous attacher à des personnages simples mais dont l’histoire, souvent marquées par des événements traumatisants, les rendent touchants et séduisants.

Mag

2 Comments

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