Jean de Florette de Marcel Pagnol

Je me doutais que le plaisir que me procurerai cette lecture serait grand, mais je ne pensais pas que cela en serait à ce point. J’ai fait un saut au coeur de mon enfance, durant cette période où je découvrais le plaisir des livres et des aventures dans lesquelles ils nous transportent. Je ne connaissais les écrits de Pagnol qu’à travers sa trilogie si célèbre, d’Ugolin et du Papet j’avais le souvenir d’Auteuil et de Montand, il était temps que je découvre les personnages tels que Pagnol les a créé. Je ne vous ferai pas l’affront de vous donner le résumé, les éditions Hachette ont réédité les succès de l’auteur à travers une belle collection qui sent bon la Provence, il m’a été difficile de résister lorsque j’ai découvert Jean de Florette dans les rayons de la maison de la presse.

J’ai immédiatement décidé de terminer mes congés auprès du Papet et de son filleul et j’ai passé des heures extraordinaires qui m’ont rappelé mon bonheur à découvrir les romans que mes grands-parents gardaient précieusement à l’étage de leur maison. Une bouffée de nature et la découverte de cette dualité qui m’a amené à tant apprécier Ugolin, en effet celui que j’imaginais et dont je me souvenais comme idiot et sans relief, s’est avéré être un jeune homme dont le coeur parle tout au long du livre. Il remet en cause son ambition et les limites qu’il est prêt à franchir afin d’arriver à ses fins. On sent au fil des pages, le plaisir qu’il prend à découvrir cette homme qu’est Jean de Florette, sa famille et la force qui les unit, le courage de cet homme et sa bonhomie en toutes circonstances donnent à réflexion à Ugolin.

Réussir à passionner encore aujourd’hui, avec un roman qui parle d’eau et de culture paysanne, démontre le grand talent de narrateur de Pagnol, je me suis enfiévrée pour chaque page et j’ai retrouvé intacte cette passion qui animait mes premiers émois littéraires. C’est une lecture qui est totalement d’actualité en cette période de sécheresse que connaissent la France et le monde, nous voilà en situation de parfaitement comprendre la souffrance du paysan à la recherche d’eau, nos petits malheurs quotidiens nous paraissent bien légers, en comparaison.

Voilà vous l’avez compris, j’ai adoré cette lecture et il est hors de question que je me contente de ce bonheur unique, il sera suivi de découvertes et de relectures, bien évidemment.

Mag

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