Marche ou crève de Stephen King

Il est des auteurs qui marquent votre vie de lecteur, il est des auteurs qui font de vous un lecteur, il est des auteurs qui paraissent éternels et qui malgré les critiques, gardent le haut du podium. Je vous parle aujourd’hui de la grande période du King, d’un de ses romans les plus forts, pourtant les ingrédients sont simples mais l’imagination de l’écrivain en font un incroyable roman dont voici le résumé:

Mieux que le marathon… la Longue Marche. Cent concurrents au départ, un seul à l’arrivée. Pour les autres, une balle dans la tête. Marche ou crève. Telle est la morale de cette compétition… sur laquelle une Amérique obscène et fière de ses combattants mise chaque année deux milliards de dollars.

Sur la route, le pire, ce n’est pas la fatigue, la soif, ou même le bruit des half-tracks et l’aboiement des fusils. Le pire c’est cette créature sans tête, sans corps et sans esprit qu’il faut affronter : la foule, qui harangue les concurrents dans un délire paroxystique de plus en plus violent. L’aventure est formidablement inhumaine.

Les participants continuent de courir en piétinant des corps morts, continuent de respirer malgré l’odeur des cadavres, continuent de vouloir gagner en dépit de tout. Mais pour quelle victoire ?

Tout est dans le titre « Marche ou crève », il me paraissait incroyable voir impossible de faire tout un roman sur une longue marche, parvenir à garder le lecteur en haleine avec une trame si simple, c’était sans compter le talent de Stephen King. Sans pitié, l’auteur s’en prend cette fois à des adolescents, des jeunes hommes de moins de 18 ans à qui il va réserver un sort peu enviable, ils tiennent durant des heures et des kilomètres, à tel point que je me suis à chaque fois, imaginé à quel point leur corps devait les faire terriblement souffrir, moi qui suis fière quand j’ai parcouru mes 12 kms de marche quotidienne.

On en sait peu sur les raisons de cette marche, on apprend au fil des pages que c’est une épreuve qui se déroule chaque année et que la cruauté qui y est liée ne semble qu’à peine choquer les esprits. On s’attache au groupe qui, le 1er mai se lance dans ce périple sans fin dont la seule issue semble être la mort, pas une minute d’ennui durant cette lecture que l’auteur a écrit alors que je n’avais que 2 ans et que je découvre enfin l’année de mes 44 ans, c’est là qu’est le talent de narrateur de Stephen King, il est capable de traverser les décennies et de nous faire aborder un livre comme si il avait été écrit hier.

De l’eau est passée sous les ponts depuis que mon frère m’a fait découvrir mon premier roman de l’auteur et même si je n’ai pas tout lu ni tout aimé, il me faut reconnaître à quel point cet auteur est un narrateur incontournable.

Mag

6 commentaires

  1. Marche ou crève a été mon premier King, j’ai été assez déboussolée, ce qui ne m’a pas empêché de poursuivre dans sa bibliographie et d’adorer, pour la majorité de ses romans, ce que j’ai lu de lui depuis.
    On ressent vraiment l’effort des participants et le temps qui s’écoule lors de cette longue marche. J’aimerais beaucoup le relire.

    Aimé par 1 personne

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