Ouvre ton aile au vent de Eloi Audoin-Rouzeau

Un titre poétique et intrigant que j’ai eu la chance de découvrir grâce à ma participation aux Explorateurs 2021 sur le site Lecteurs.com, le principe étant de découvrir un roman et d’en donner une premier avis lorsque la page 100 est atteinte. Il est ainsi intéressant de découvrir si le ressenti varie entre cette fameuse page et la fin du roman.

Dans un futur proche où le monde est frappé par une épidémie de grippe aviaire, le peuple Français a faim, impossible d’élever des poules et autres oiseaux de Basse-cour. Il est temps comme chaque année de lâcher un canard élevé spécialement pour cette fête que beaucoup attendent, le chanceux qui parviendra à le capturer, pourra le déguster en compagnie du Président de la République. Mais cette année, tout ne va pas se dérouler comme prévu, car ce canard est bien décidé à ne pas se laisser manger… 

La surprise est bonne, ce roman a su me séduire. Après une pause aux alentours de la page 50, car le début de cette histoire ne parvenait pas à me transporter, j’ai intercalé d’autres romans et laissé celui-ci de côté. Je m’y suis replongée et le plaisir de lecture s’est rapidement installé, en effet j’ai compris où l’auteur chercher à m’emmener et je l’ai suivi avec grand enthousiasme, j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour ce pauvre canard qui tente d’échapper jusqu’à l’épuisement à cette battue géante, seul et profondément en danger. L’amie sincère des animaux que je suis, ne pouvait que se prendre d’affection pour certaines des rencontres que va faire le volatile et mépriser la cruauté de bien d’autres, la magie s’est mise à opérer car cette histoire prenait du sens à mes yeux.  La période dont il est question, semble terne et difficile, la faim tenaille les estomacs et plonge le peuple dans une violence de plus en plus tangible, mais l’auteur Eloi Audoin-Rouzeau met en lumière la ville de Paris d’une façon presque intemporelle, sa richesse, son histoire et les belles âmes qui l’habitent encore dans une société violente et décadente. A travers l’épopée de ce canard, on ouvre les yeux sur l’essentiel : la bonté et l’amour de son prochain. La plume de l’auteur est malgré le contexte de la narration postapocalyptique, poétique et invite au voyage et à la connaissance, le vol du canard est pour moi une métaphore de la liberté, de l’évasion, on y sent le constat de ce que le monde est devenu et l’espoir d’un futur meilleur. 

C’est une belle première découverte pour cette sympathique expérience, elle me prouve qu’effectivement les premières pages d’un livre ne font pas tout et qu’il faut parfois persister. Merci aux éditions Phébus ainsi qu’au site Lecteurs.com pour cette découverte. 

Mag

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