Né sous une bonne étoile d’Aurélie Valognes

Je découvre avec ce roman, la plume d’Aurélie Valognes. On rencontre des périodes dans la vie où les lectures qui véhiculent de beaux sentiments sont plus que nécessaires, je suis dans l’une de ces périodes et je cherche des mots qui font du bien.

Voici le résumé :

A l’école, il y a les bons élèves modèles… et il y a Gustave.
Depuis son radiateur au fond de la salle, cet éternel rêveur scrute avec curiosité les oiseaux dans la cour ou les aiguilles de la pendule qui prennent un malin plaisir à ralentir chaque jour. Il aimerait rapporter des notes presque parfaites à sa mère, mais ce sont surtout les convocations du directeur qu’il collectionne pendant les cours. Pourtant, Gustave travaille avec acharnement durant tous les soirs. II passe plus de temps sur ses devoirs que la plupart de ses camarades, mais contrairement à Joséphine, sa grande sœur pimbêche et première de classe, cela ne rentre pas dans l’ordre. Pire, certains professeurs commencent à le prendre en grippe et à le croire fainéant.
Parfois, il suffit d’un rien pour qu’une vie bascule du bon côté… Un roman universel, vibrant d’humour croustillant et d’émotion constante.

Je me suis rapidement prise d’affection pour Gustave, ce garçon que l’on suit dès son jeune âge et dont les difficultés d’adaptation à l’école m’ont ramenée quelques années en arrière. Comme tous ces parents qui ont bataillé des heures chaque semaine pour les devoirs, qui ont combattu les idées reçues, les moqueries et les critiques, qui n’ont presque jamais baissé les bras, je me suis retrouvée en Noémie, la mère de Gustave et Joséphine. Que d’incompréhension, que de tristesse, ressentis par Gustave, un élève comme beaucoup d’autres, incompris, qui passe entre de nombreuses mains, toutes plus incapables de déceler son potentiel, toutes plus incapables de chercher à réellement l’aider.

La vie n’est pas simple ni pour Gustave, ni pour sa sœur, elle qui a tant de facilités à l’école, a aussi ce sentiment que le système scolaire ne lui correspond pas. Je crois qu’à l’école française, où bien entendu, beaucoup de choses sont à revoir, le dernier espoir des ses enfants qui ne rentrent pas dans le moule est l’humain. Une rencontre, une personne de passage, qui en quelques instants a le pouvoir de redonner confiance à celui que le système donnait perdu.

Une belle lecture qui met sur le tapis un véritable sujet dans lequel je suis certaine ne pas être la seule à me retrouver, que ce soit en tant que parent ou élève. Une note d’espoir, car l’essentiel est d’affirmer qu’aucun enfant n’est idiot ou incapable, il faut à chacun du temps, une méthode et surtout beaucoup de confiance en soi. Merci à tous ces pédagogues qui voient en nos enfants ce que certains s’entêtent à enterrer sous des idées archaïques.

Mag

2 commentaires

  1. Ce fut un vrai coup de cœur pour moi. Et moi qui suis prof, cela fait du bien aussi de se mettre dans la peau de ses élèves qui ne se retrouvent pas dans le système français, qu’on ne sait pas aider. J’ai beaucoup aimé le regard de sa professeur de français, justement, si vrai, mais si dur aussi, sur le système.
    C’est une très belle lecture 🙂

    Aimé par 1 personne

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