Tome 3 de La Chronique des Bridgerton – Julia Quinn

Je tourne à peine la dernière page de ce tome 3 (ou 6, c’est selon !) des aventures de la fratrie Bridgerton avec une certitude (encore ne suis-je pas certaine que je ne l’avais pas avant), Julia Quinn a un talent fou ! Comment est-il possible d’écrire six romans sur la même époque, dans le même but narratif et de faire des ouvrages aussi différents ?

Voici la quatrième de couverture :

Depuis que sa meilleure amie, Pénélope Featherington, a convolé en justes noces, Éloïse, la rebelle de la fratrie Bridgerton, s’interroge : les commères n’auraient-elles pas raison de prétendre qu’elle ne trouvera pas de mari ? Oh, elle en a reçu des propositions au fil des ans ! Elle les a toutes refusées, sous prétexte que ses prétendants n’étaient pas… parfaits. Une exigence ridicule, bien sûr.
Inquiète à l’idée qu’il ne soit déjà trop tard, Éloïse reçoit à point nommé une invitation de la part de sir Phillip Crane, un veuf avec qui elle entretient une relation épistolaire. La proposition est d’autant plus audacieuse qu’il envisagerait de se remarier… Sans en souffler mot à quiconque, elle décide de se rendre chez cet homme qu’elle n’a jamais rencontré.
De son côté, sa soeur Francesca file le parfait amour avec son mari, le comte de Kilmartin, dans leur château en Écosse. Elle n’imagine pas qu’un événement inconcevable va bouleverser le cours de sa vie, pour le pire et pour le meilleur.

Bien sûr, il s’agit là encore de marier les enfants de Violet Bridgerton. Et c’est le tour, dans ce tome, d’Eloïse et Francesca. Si j’étais déjà très attachée à la première, la seconde héroïne de ce tome est plus discrète, moins connue. Pourtant, elles se ressemblent étrangement. Bien qu’Eloise soit forte, indépendante, résolument moderne et un peu rebelle, elle est aussi curieuse, fine et intelligente que sa petite sœur, plus distante et introvertie.

Ces deux tomes promettent également de nombreuses modifications de la série Netflix. Le personnage d’Eloise est très fort dans cette adaptation, sa modernité est bien supérieure au rôle que la cinquième enfant joue dans le roman. Celle qui s’échappe de Londres suite à une relation épistolaire ne ressemble pas tout à fait à celle qui enquêtait pour la reine… Affaire à suivre donc ! J’ai également eu le plaisir de comprendre d’où sortait cette Marina qui apparait dans la famille Featherington dès la saison 1, alors qu’elle n’était mentionnée nulle part. C’est chose faite : Marina et Philip Crane ont bien été imaginés par Julia Quinn, mais je n’en dirais pas davantage 😉

Ici, on découvre deux histoires complètement différentes des précédentes, pour beaucoup de raisons. La première c’est que Lady Whistledown a disparu du paysage, ceux qui ont lu le tome 4 savent pourquoi. Néanmoins, les deux héroïnes maniant avec une grande dextérité l’ironie et le sarcasme, le ton plaisant de la « dévouée chroniqueuse » n’a pas été abandonné et j’ai même mis un certain temps à m’apercevoir de son silence.

La deuxième raison, c’est que ces deux aventures sont liées par le thème du veuvage, qui confère à l’ensemble une gravité plus accentuée. Les enjeux sont bien supérieurs aux simples commérages que la vie de débutante inclut. Il y a une forme de reconstruction, de connaissance de soi dont les autres tomes étaient plus dépourvus selon moi.

J’ai tout simplement adoré voir le combat moral se dérouler en ces deux jeunes femmes, plus fortes de leur vécu, l’une étant plus âgée, l’autre ayant déjà été mariée. Nous avons ici affaire à deux femmes qui n’ont pas besoin d’un homme, mais qui le rencontrent toutefois, poussées par des raisons qu’elles refusent de s’avouer.

En outre, ces deux livres sont beaucoup plus érotico-sensuels que les précédents, a fortiori celui de Francesca. Les hommes sont ici, en effet, différents. On quitte Londres, ce qui est étonnant au vu du reste de la saga, pour l’Ecosse ou pour le Gloucestershire, et avec cet éloignement, on rejette les gentlemen, les clubs, les libertins et les réputations, enfin pas tout à fait et heureusement… Les histoires personnelles ne sont plus aussi bridées par les bonnes mœurs, même si ces dernières résonnent toujours.

Bref, vous l’aurez compris. Je ne suis pas lassée, je ne suis pas déçue, loin de là. J’ai hâte de découvrir, en juillet, les histoires de Grégory et Hyacinthe qui ne sont pour l’instant que des enfants et dont il me tarde de découvrir le caractère et l’évolution.

Tout cela pour vous dire : profitez de cette fin de semaine pour vous ruer dans votre librairie préférée, il n’y en a peut-être déjà plus…

Priscilla

2 commentaires

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