Si j’écris…#Moiaussi de Maya R. aux éditions Chèvre-feuille étoilée

Résumé:

Pendant un an, entre 4 et 5 ans, l’auteure de ce récit fut agressée sexuellement par un homme de son entourage.
Par peur, honte et sentiment de culpabilité, elle ne dit rien à ses parents mais dessine, puis, très tôt, se confie à son journal intime. Bien que ses dessins figurent clairement ce qu’elle a subi, les adultes ne voient rien.
En grandissant Maya rencontre d’autres agresseurs.
Une force incommensurable, comme elle la nomme, la sauve du pire…
Depuis son plus jeune âge, elle est envahie chaque nuit par la sensation de mourir.
À trente ans, elle entreprend un travail thérapeutique. Cela ne suffit pas. Alors aujourd’hui, dit-elle, écrire et présenter mes dessins est aussi une manière de rendre sa dignité à l’enfant incomprise.
En lisant ses textes, en regardant ses dessins avec leurs commentaires et les scans de son journal, nous ressentons au plus près le traumatisme de l’auteure.  Elle voudrait que ce livre soit un outil qui permette à d’autres enfants d’être écoutés, à des associations de travailler avec eux en utilisant leur créativité. Elle espère aussi inciter les adultes à tenter de décrypter les dessins d’enfants en les faisant s’exprimer.
À l’époque où, sur les réseaux sociaux, les témoignages ne cessent de se multiplier sous les hashtags #MeToo, ainsi que les manifestes pour que la peur change de camp, ce recueil apporte sa pierre à l’édifice.

Mon avis:

Je ne suis habituellement pas friande de ce type de lecture, vous n’en serez pas étonnés, la souffrance enfantine est difficile à lire. Pourtant, j’ai décidé de vous parler de ce livre illustré qui sort lundi 22 mars 2021, c’est une lecture qui porte un message, celui de l’expression de l’enfance, hors des mots, hors des pleurs, cette petite fille de 4 ans a dessiné comme n’importe quel enfant de son âge et en remettant chaque dessin dans son contexte actuel, on découvre qu’elle appelait à l’aide, elle tentait de dénoncer ce qu’on lui avait fait et qu’elle exprimait son mal-être.

Maya R. parle avec pudeur et intelligence des conséquences de cette enfance volée, mais elle donne aussi sa vision de l’espoir et de l’existence malgré tout, elle nous dévoile les étapes cruciales de sa vie, celles où il a fallu côtoyer les autres, aller à la rencontre d’une vie « normale ». Une époque où le sujet de la pédophilie était peu abordé et la victime peu considérée, donne envie à Maya R. d’aider les équipes qui entourent aujourd’hui ces enfants en souffrance, l’étude et la compréhension des dessins peut être une piste et un soutien.

Ne fuyez pas devant cette lecture en pensant qu’elle est trop triste ou trop d’actualité, elle est nécessaire et permet à la lectrice que je suis de comprendre beaucoup de choses qui ne m’auraient pas sauté aux yeux. Merci à l’auteure d’avoir partager avec nous ces dessins, ainsi que ces instants de vie.

Mag

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