Le Prieuré de l’Oranger de Samantha Shannon

Ça faisait un moment que je n’avais pas lu de fantasy pure. Ce n’est pas mon genre de prédilection, mais j’aime vraiment, de temps en temps, me plonger dans un univers qui n’est sans commune mesure avec le nôtre. Avec Le Prieuré de l’Oranger de Samantha Shannon, le contrat est largement rempli et bonne nouvelle : il sort en poche aujourd’hui !!!

Voici la quatrième de couverture :

Un monde divisé. Un reinaume sans héritière. Un ancien ennemi s’éveille. La maison Berethnet règne sur l’Inys depuis plus de mille ans. La reine Sabran IX doit impérativement donner naissance à une héritière, mais des assassins essaient de l’en empêcher. Quoique la monarque l’ignore, elle peut compter sur l’aide d’Ead Duryan, une jeune magicienne qui la protège en secret. De l’autre côté de l’Abysse, Tané s’est entraînée toute sa vie pour devenir dragonnière, mais le destin a d’autres plans pour elle. Et pendant que l’Est et l’Ouest se divisent un peu plus chaque jour, les forces du chaos s’éveillent d’un long sommeil…

La mise en place n’a pas été évidente. L’univers créé par Samantha Shannon est d’une vraie richesse : le monde est divisé en quatre parties et en deux « partis », les partisans des Berethnet et ceux du Sans-Nom, éteint depuis mille ans mais menaçant de faire son retour. Il faut comprendre la mythologie du clan Berethnet, accepter ensuite que d’autres versions existent, imbriquer toutes les histoires de Tané, Ead, Niclays, Loth, Sabran les unes dans les autres pour que l’ensemble prenne véritablement corps. C’est donc une lecture qui demande de la concentration, surtout quand on commence à comprendre que personne ne sait tout ! Mais quand le système global est saisi, quel régal que toutes ces aventures !

Des magiciens, des dragons, des légendes, de l’alchimie, tout y est ! L’autrice a même créé des êtres maléfiques hybrides, des croisements entre les wyrms et des animaux réels, qui donnent naissance à des bestioles qui sont inquiétantes, bien que pas toutes maléfiques. J’ai juste hâte qu’une plus grande place soit accordée aux bons dragons dans le tome suivant.

Au-delà de cet univers traditionnel de la fantasy, ce que j’ai aimé, c’est le système de la cour. Sabran Berethnet n’est pas un personnage que l’on apprécie tout de suite. Comme tous les souverains, elle se montre caractérielle et capricieuse, mais peu à peu, à l’instar d’Ead, on entre dans son intimité et l’on devine la femme derrière la reine. Une reine qui d’ailleurs n’existe pour son peuple que dans sa destinée de future mère de la future reine. Dans cet univers, les secrets, les complots, les amitiés et l’amour même sont légion et font l’objet de règles plus ou moins acceptables. Les mariages sont régentés, mais les amours peuvent être homosexuelles, même si ce n’est pas officiel ; les amitiés sont d’apparence ; les trahisons et les complots pullulent. C’est truculent !

Les personnages sombres ne sont pas seulement ceux qui penchent du côté du Mal. Nous ne comprenons encore pas très bien les intentions de Niclays, de Truyde ou de Combe, et c’est ce qui maintient aussi le suspens.

Et puis, en périphérie de ce vase clos, il y a les différentes menaces : le Sans-Nom, Feùdel, les wyrms et le mal rouge, une maladie étrange, contractée par ceux qui sont en contact avec le Mal, mais que l’on apprendre guérissable dans une partie du monde. Etrange univers dont je n’ai pas encore toutes les cartes en main à la fin de ce premier tome. Tout, évidemment, pour donner envie au lecteur de se jeter dans le second opus dès sa sortie.

En termes de style, il faut vraiment rendre hommage à la traduction que j’ai trouvée très réussie. On y trouve de belles descriptions et de piquants traits d’humour.

Bref, vous l’aurez compris, je suis convaincue par cette saga. Aujourd’hui, je sais qu’Ead doit tout recommencer, que Tané n’est pas en meilleure posture, que Loth est coincé et que le Mal arrive, sans nul doute. Que va-t-il se passer maintenant ? Nous le saurons au mois d’avril.

Et vous, vous connaissez cette saga ?

Priscilla

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