Les Sœurs Livanos de Stéphanie Des Horts

Première chronique de 2021 mais sur une lecture de 2020, donc ça ne compte pas vraiment. Je vous souhaite néanmoins une excellente année 2021, pleine de livres et d’aventures à vivre de son canapé, parce que ça, au moins, on ne peut pas nous le voler…

Aujourd’hui, je vous parle du court roman de Stéphanie Des Horts, Les Sœurs Livanos. Je ne connaissais pas du tout l’histoire de Tina et Eugénie, deux sœurs grecques, aux prises avec une tragique destinée, flirtant constamment avec la démesure et jouant un jeu dangereux avec Eros et Thanatos. Tout le roman s’organise autour de cette idée de la tragédie et se découpe même en partie qui ont pour titres les noms des principaux héros tragiques grecs et des dieux de la mythologie.

Voici la quatrième de couverture :

Elles avaient tout : la beauté, l’intelligence, l’élégance, la fortune. En épousant les richissimes Onassis et Niárchos, elles ont cru atteindre leur idéal. Elles ignoraient que ces séducteurs, hommes d’affaires redoutables et ennemis jurés, ne vénéraient qu’un dieu : l’argent.
De New York et Paris aux somptueuses villas de la mer Égée, les sœurs Livanos illuminent les soirées de la jet-set. Elles se jalousent, s’adorent, se détestent tandis que leurs maris s’affrontent à coups de pétroliers, de palais, d’œuvres d’art, de manipulations politiques ou mondaines. Mais, derrière les flashs des paparazzis et les sourires envoûtants de Jackie Kennedy, Maria Callas, Gianni Agnelli ou Marilyn Monroe, un drame se joue.

C’est un roman fascinant sur bien des points. J’ai été subjuguée par ces vies, que je n’envie pas pour autant. Dans les villas, sur les bateaux de Niarchos et Onassis, on croise Marylin, Kennedy, Churchill, Sinatra, Maria Callas et tellement d’autres qu’on en a le tournis. Ne cherchant que l’amour, en plus de la richesse, les deux sœurs tentent d’approcher deux hommes qu’elles voient comme des soleils, tout simplement, mais elles doivent donc en payer le prix et se brûler les ailes.

L’amour n’est pas plus fort que l’argent ici, c’est la passion, l’exubérance, la concurrence qui régissent tout : le couple, la famille, l’amitié.

Le style suit le rythme des vies trépidantes de ces personnages si époustouflants qu’on en oublie parfois qu’ils sont bien réels. La tension ne s’apaise jamais, on passe d’une sœur à l’autre, d’une prémonition à une autre et l’on sent bien, surtout pour Tina, que l’innocence ne triomphera pas. A force de fréquenter un univers dépourvu de morale, nos deux jeunes femmes perdront beaucoup de la leur. Amour, jalousie, égoïsme et désamour, tout va et vient à un rythme effréné. J’avoue avoir même eu du mal à suivre parfois. Trop de noms, trop de relations, trop d’adultères… Mais c’est le jeu ! J’ai aussi eu du mal à accepter de ne pas pouvoir apprécier Tina, en tant que femme, mais surtout en tant que sœur et tant que mère. Pour le coup, si Eugénie m’est apparue comme la victime de tout cela, Tina m’a semblé plus en accord avec la vie qu’elle menait, même si elle finit par s’y perdre.

En bref, c’est une lecture que j’ai trouvée foisonnante et très enrichissante, je ne m’en suis pas lassée une seconde, mais c’est un univers jet-set dont je suis trop éloignée et trop peu éprise pour avoir complètement adoré. Et vous, vous connaissez ? Savez-vous déjà qui sont ces Niarchos, Onassis (amant de la Callas et second époux de Jackie Kennedy quand même), Tina et Eugénie ?

A bientôt pour de nouvelles aventures livresques 😉

Priscilla

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