Nous rêvions juste de liberté – Henri Loevenbruck (l’avis de Priscilla)

Ce roman d’Henri Lœvenbruck fait l’unanimité. Je crois bien que c’est Mag elle-même qui m’en a parlé la première (vous retrouverez sa chronique ici) et depuis qu’on me l’a offert, j’ai hâte de le découvrir. J’avais déjà beaucoup aimé la plume de l’auteur dans J’irai tuer pour vous (chronique ici). Le problème dans ces moments-là, vous le voyez venir… On attend beaucoup trop, on place la barre trop haut, avant même d’avoir lu la première phrase. Est-ce que ce roman m’a marquée ? Oui, bien sûr ! Est-ce que je l’ai aimé ? Sans aucun doute. Est-ce que c’est un coup de cœur ? Non.

Je vous remets la quatrième de couverture pour le plaisir :

Providence, le grand nulle part. La bande d’Hugo, dit Bohem, s’englue dans un avenir opaque. Pour s’en affranchir, vivants et libres, ces rêveurs intrépides entreprennent une traversée du pays qui n’épargnera rien ni personne. Guidant leur devoir d’insoumission, trois valeurs tutélaires : loyauté, honneur et respect. Sur la route, Bohem et les siens feront l’expérience de la vie, splendide et décadente. A la fin du voyage, au bout de l’initiation, un horizon : la liberté. Jusqu’où iriez-vous par amour de la liberté ?

Très rapidement, j’ai associé ce roman à la fois à L’Attrape-cœur de Salinger et à Sur la route de Kerouac, deux romans dont il me reste très peu de souvenirs, parce que je ne les ai pas aimés. Je ne suis définitivement pas super adepte des road-trips littéraires à première vue. A ces deux références s’en ajoute une troisième, d’un autre genre, Sons of Anarchy… Pas fan non plus, certes, mais je connais le topo et j’ai vu quelques épisodes.

De fait, pendant la moitié du roman, je me suis dit que ce n’était pas fait pour moi, que je passais à côté, ça arrive. La faute aux genres, la faute au style, volontairement simple puisqu’il est celui de Bohem, jeune homme mal-aimé, peu éduqué et complètement a-scolaire… Bref, j’avais décidé de le finir quand même, parce que je voulais comprendre…et j’ai compris.

Il y a une chose qui s’est faite, assez naturellement, sans que je m’en rende compte… J’ai aimé ce jeune homme. Avec ses erreurs, sa fougue, ses faiblesses, sa loyauté, sa naïveté. Je l’ai aimé parce que je l’ai trouvé immédiatement sincère et que j’ai vite compris que sa pureté allait le perdre, et bêtement, inutilement, j’ai tenu à l’accompagner jusqu’au bout.

Est-ce que je m’attendais à cette fin ? Non, absolument pas, l’épilogue est d’une beauté rare. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve que les épilogues sont souvent ratés, ça n’apporte rien, ça fait un peu trop happy end, et c’est souvent bâclé. Ici, il n’en est rien. C’est beau, vraiment !

La leçon de vie à retenir de ce roman ? Je ne sais pas s’il y en a une. Je ne suis pas certaine qu’il existe des gens avec les sens de la loyauté et de l’amitié aussi forts que les possède Bohem. Mais ce qui est le plus touchant, au-delà de la route, de l’alcool, de la drogue et de la violence, c’est que c’est l’histoire d’un mec…un pauvre mec…un mec bien…qui doit grandir, qui refuse, et qui le paie !

Ce roman m’aura marquée pour toutes ces raisons et parce que c’est un roman que j’aurais pu abandonner, mais que je ne regrette pas une seule seconde d’avoir terminé. Parce que le déclic a été long pour moi, ce n’est pas un coup de cœur mais l’uppercut a bien eu lieu, et il me laissera des séquelles…

Priscilla

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