Le veilleur des songes d’Elisabeth Larbre chez Fauves Editions

Excellente découverte que ce roman et que cette plume, voici le genre de lecture surprenante dont j’aime vous parler, la quatrième de couverture m’avait pourtant laissé dubitative et dans un état d’incertitude, la voici:

Une nuit d’automne, les habitants d’un charmant village se trouvent confrontés à un drame aussi terrible qu’inattendu. Dès lors ce joli cadre champêtre va devenir malgré lui le théâtre de lourdes révélations. Par la bouche et les yeux d’un mystérieux narrateur, le lecteur se voit entraîné au fin fond de cette campagne secouée par les secrets bien gardés de ses habitants. Chacun tisse sa toile et très vite la vie de tous se mêle et s’entremêle. Un couple se déchire, un ado à l’esprit fragile et pervers fait les quatre cents coups, un paysan aux moeurs inavouables se confronte à un capitaine de gendarmerie, un jeune veuf solitaire, ivre du matin au soir, devient pour tous ou presque la cible parfaite…

L’auteure:

Tout en préservant sa passion pour l’écriture et la littérature, Elisabeth Larbre, docteur ès Sciences, a exercé de nombreuses années dans l’industrie. Auteure d’un premier roman, Les embruns du fleuve Rouge, elle a remporté le Prix du Livre Indépendant Montbestseller (2016) avant de publier son ouvrage aux éditions Carnets Nord (2018).

J’ai beaucoup aimé cette histoire de village, car il faut dire qu’il s’y passe des choses et que j’ai été de surprise en surprise. C’est vraiment ce que j’aime, ne rien attendre en particulier d’un roman, y entrer sans aucun à priori, sans avoir lu d’avis, vierge de toutes impressions. Elisabeth Larbre m’a proposé, avec ce livre, un bel équilibre entre sa plume fine, riche et la noirceur, l’ambiguïté de personnages d’apparences pourtant très communes, mais une fois les portes fermées, une fois les habitants de ce charmant village cloitrés chez eux, en est-il toujours ainsi? Un conteur, un observateur qui va nous suivre tout au long de ce roman est le témoin de bien des choses, de bien des horreurs, car oui l’auteure nous dépeint des personnages qui au fil des pages vont nous montrer une face cachée qui aurait dû le rester.

Des destins qui se croisent, des routes qui s’entrecoupent, rien n’est acquis et tout se sait un jour ou l’autre. Entre mensonges et coups bas, les gendarmes tentent, en la personne digne et attachante du Capitaine Brieuc, de dépêtrer le vrai du faux et de mettre au jour la véritable personnalité de chacun.

Des souvenirs et des descriptions qui révoltent et que l’auteure a pourtant su décrire avec le recul et les mots adéquates, ce qui n’enlèvent rien à l’horreur. Vous l’aurez compris, difficile de qualifier ce roman et de le ranger dans une case, mais sa qualité est indéniable, ainsi que le plaisir que j’ai pris à le découvrir.

Mag

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