L’Orme aux loups de Thierry Berlanda

C’est avec une certaine délectation que je me suis plongée dans le roman L’Orme aux loups de Thierry Berlanda, pour plusieurs raisons. D’abord, c’est un homme charmant que j’ai eu le plaisir de rencontrer lors du Salon des Essarts-le-Roi il y a deux ans maintenant. Mag le connaissant déjà, nous avons échangé quelques mots et j’ai pu me présenter. Très spontanément, à la suite de notre conversation autour de mes études sur la littérature du Moyen-âge, Thierry a eu l’extrême gentillesse de m’offrir son roman et de me le dédicacer. Ensuite, ça se passe juste après le Moyen-âge et quelle plongée ! Tout y est, l’ambiance, le vocabulaire, le style, j’ai adoré me replonger là-dedans. Merci Thierry !

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Voici la quatrième de couverture :

L’orme aux loups est un lieu-dit de vignes et de forêts, au pied de la colline de Sancerre. Quelques années après le terrible siège de la ville protestante (1584) par les troupes du catholique duc de Bourges, une série de meurtres particulièrement sauvages mettent la ville sous pression. Les soupçons se portent d’emblée sur Fondari, un montreur d’ours de passage, mais les rivalités entre les détenteurs de l’autorité politique et morale, laissent entrevoir bientôt d’autres hypothèses. Véritable course contre la montre, ce roman policier historique vous plongera dans un univers médiéval effrayant et drolatique.

En m’offrant ce roman, Thierry Berlanda avait vu juste. A la fin du premier chapitre, j’étais déjà happée par le récit et je voulais comprendre… Comment cet ours s’est-il échappé ? Où est la petite fille ? Pourquoi arrête-t-on Fondari ? Dès lors, il m’a été impossible d’interrompre ma lecture.

La plume de l’auteur est finement ciselée, le vocabulaire est précis, le rythme haletant. A l’instar du personnage principal, le lecteur n’a pas le temps de se poser pour comprendre. Seul élément que nous avons en plus de Fondari, nous assistons aux meurtres, sans voir le criminel, mais avec un peu d’attention, on comprend rapidement que la justice se trompe… Se trompe ? Ou fait exprès de se tromper ?

A une époque où tous se méfient de tout le monde, où Dieu lui-même est au cœur d’une haine infinie, où père et fils ne se comprennent plus, où les garants de la morale côtoient de près la plus grande des malhonnêtetés, où les loups effraient les hommes, il est difficile de démêler le vrai du faux. Nous apprendrons la vérité à la fin du roman, après même que le coupable aura été arrêté. La dévotion, l’affection, les rancœurs se mêlent pour faire de ce polar historique un véritable page-turner dans lequel on sent bien à quels personnages on peut s’attacher et desquels il faut se méfier, mais sans savoir pourquoi. Thierry Berlanda nous laisse croire que nous sommes guidés par notre instinct dans cette quête de la vérité, alors que c’est lui qui tient les ficelles.

En bref, ce court roman se dévore littéralement en quelques heures et m’a laissée en apnée pourtant pendant un bon moment. Si vous ne connaissez pas, je vous invite à vous accorder ce petit plaisir, vous ne serez pas déçus…

Priscilla

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