Et puis un jour, on s’en fout et ça fait du bien de Virginie Sarah-Lou aux éditions Ramsay

Petite pause dans la noirceur des romans qui peuplent mon quotidien actuel afin de mettre un peu de lumière dans votre semaine avec le nouveau roman de Virginie Sarah-Lou. Une lecture Feel-good qui comme bien souvent fait du bien au moral.

Voici la quatrième de couverture:

Lorsque Mathilde fait le bilan de ses vingt dernières années, elle ne peut s’empêcher de vider ses poumons dans un long soupir. Elle, la hippie un brin rebelle et globe-trotteuse dans l’âme ne se voyait pas, deux décennies plus tard, enfermée dans un bureau à répondre aux mails et au téléphone huit heures par jour, accompagnée de Chantal, sa collègue commère en chef. Le destin est parti en sucette quelque part, mais où, quand, comment ?Heureusement, son blog de voyage participatif est là pour lui maintenir un semblant de rêve à défaut de les vivre, car sa vie sentimentale est également en berne. L’homme idéal, elle y a renoncé depuis longtemps. C’est comme ça, le grand Amour n’existe pas, c’est un gros mythe raconté aux enfants pour leur faire croire que la vie d’adulte est chouette. Preuve en est : ses ex. Même Marc, le père de ses enfants était un choix de raison. Franck, l’actuel petit ami ? Il est sympa, mais attend un peu trop de leur histoire sans saveur. Bref, Mathilde est seule face à elle-même et navigue dans cette existence sans surprise. C’est sans compter ce message intrigant, reçu un beau jour et qui modifiera peut-être – ou pas – la donne de son chemin de vie et celui de ses rêves enfouis.  

Il existe de nombreux romans de ce style, le feel-good est à la mode, il faut dire que l’époque que nous vivons rend le genre d’utilité publique. Parfois on y rit, on y pleure, mais on y prend aussi de belles leçons de vie et du courage à foison. Ici Virginie Sarah-Lou nous dépeint une jeune femme qui, comme tant d’autres, a mis de côté ses rêves et ses belles ambitions, Mathilde s’est oublié quelque part entre son adolescence où elle savait le chemin qu’elle souhaitait prendre et sa vie d’adulte où l’épanouissement n’est plus à l’ordre du jour.

Mathilde est ce genre de femme si douce et gentille qu’elle en oublie de dire non, elle accepte de vivre par procuration, sans émotions, sans le bonheur complet auquel elle aspirait tant. Puis la quarantaine approchant, elle choisit de dire merde à toute cette médiocrité, ces choix lui apporteront ils enfin ce qu’elle désire: voyager, vivre une relation amoureuse épanouissante, un travail qui lui donne envie de se lever le matin et de croquer la vie? L’auteure apporte une réflexion intéressante sur les choses simples de l’existence, les jugements à l’emporte pièce, les relations sans profondeur, les rêves de gosses qui ne prennent jamais leur envol, mais aussi la condition de la femme dans la société et la nécessité pour cette dernière de penser enfin à elle.

Durant les premières pages, je ne donnais pas chère de cette lecture, pourtant au fil des chapitres et de cette relation épistolaire 2.0, mon intérêt a grandi en même temps que la maturité de Mathilde et de sa prise de recul sur la vie et les choses importantes qui jalonnent celle-ci.

Merci Virginie Sarah-Lou pour cet œil féminin et intelligent, qui représente la femme dans toute sa splendeur, telle que l’on souhaiterais la voir beaucoup plus souvent dans les écrits.

Mag

Ils en parlent:

Satines’book Entre deux livres

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