The only ones Carola Dibbell aux éditions J’ai Lu

J’ai tout d’abord eu des difficultés à rentrer dans cette lecture, en effet le personnage narrateur Moira est une jeune femme qui n’a aucune culture, elle n’a reçu aucune éducation. Les fautes grammaticales s’enchaînent et c’est, je dois dire assez déstabilisant. Les premières pages ne m’ont donc pas beaucoup attirée puis l’histoire prend de la profondeur et il devient difficile de lâcher ce roman d’anticipation. Voici le résumé:

Dans une Amérique ravagée par les pandémies et l’effondrement de son économie, Moïra, jeune femme sans domicile fixe et sans éducation, survit en vendant son corps. Littéralement. Rognures d’ongles, cheveux, parfois un orteil… Parce qu’elle est une vivace, une personne au génome unique immunisée contre tout agent pathogène, elle intéresse ceux qui sont assez riches et crédules pour se payer ces petits bouts d’elle. Aussi, quand un laboratoire de recherches lui propose une somme astronomique pour faire d’elle une mère porteuse, Moïra n’hésite pas longtemps. Après tout, ce ne sera pas son enfant. N’est-ce pas ?

  • Traduction (Anglais) : Théophile Sersiron

Extrêmement noire et pourtant si passionnante, cette narration d’un avenir proche, ravagé par toutes sortes de maladies, par la pauvreté et l’abandon des plus faibles, donne le ton dès les premières lignes. Reflet d’une société qui explose et devient incontrôlable vue par le regard, malgré tout innocent, de Moïra, que nous allons suivre tout au long du livre et auquel il va être difficile de ne pas s’attacher. Derrière ce thème de science-fiction, se cache une histoire qui prend ses racines dans notre monde actuel, l’auteure mêle un futur tellement proche et désolé où il est malgré tout évident que tant que l’humain est capable d’aimer, rien n’est perdu. Moïra, jeune femme qui semble prête à tout pour sa survie, à qui la société et la vie ont déjà pris beaucoup, va vous surprendre, elle est la lueur d’espoir de ce monde à venir dont la noirceur tétanise. Moïra va apprendre l’amour, celui d’être mère, elle va découvrir la responsabilité d’une autre qu’elle même, elle va vivre ce qui ressemble à une véritable vie. Sa narration parlée, si difficile à apprécier durant les premières pages devient un atout afin d’immerger le lecteur pour les presque 500 pages de ce roman.

Une lecture surprenante mais forte, des sentiments que l’on devine car Moïra ne les traduit pas en mots, il faut ici lire entre les lignes afin de découvrir la véritable essence de ce roman.

Mag

2 commentaires

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