Je mangerai ton coeur de Vincent Villa

Ceci n’est pas un simple roman mais un roman d’une intensité assez hallucinante. Des tiroirs que l’on ouvre et desquels sortent des monstres, des assassins, des menteurs, des fans et des flics dont le talent d’enquêteur n’a d’égal que leur instinct. Voici la quatrième de couverture:

En pleine nuit, un policier de la BAC lancé dans une course-poursuite arrive par hasard dans un immeuble à l’abandon, épave urbaine échouée dans un océan de béton. A l’intérieur de ses murs délabrés et souillés se niche un concentré d’horreur : un travesti assassiné, la peau du dos pelée comme une orange et, en prime, le sexe en bouilli. Le responsable de ce dépeçage sordide est-il le monstre au visage ravagé, purulent, effrayant, aperçu dans ce coin des Hauts-de-Seine ? La capitaine Sophie Lapon, qui vit les dernières heures du « 36, Quai des Orfèvres », multiplie les initiatives, pas toujours appréciées par son patron, pour faire émerger la vérité, par-delà la traque de cette bête qui terrifie le département. Elle tente notamment de farfouiller dans le passé d’un proxénète, Madiot, qui s’occupe de « ses » filles avec le tact et le douceur d’un bourreau, ce qui va la conduire dans un drôle de manoir, scarifié par le souvenir de déportés juifs. Pendant ce temps, des femmes sont assassinées aux quatre coins du pays, sans violence, après avoir tranquillement bu un verre et fait l’amour avec leur meurtrier, qui laisse sur leurs corps le plaisir pour seule trace. Cette affaire en apparence très lointaine s’entrecroiserait-elle avec les autres, au carrefour du suspense ? Laissez-vous prendre par la main et conduire sur les chemins tortueux de « Je mangerai ton coeur », en prenant garde au vôtre, bien sûr !

Vincent Villa nous fait vivre un rythme incroyable durant les 480 pages de ce premier roman et ce dès les premiers instants. Le lecteur comprend vite que cette lecture va éprouver ses nerfs et mettre ses neurones à rude épreuve. L’auteur met son talent de journaliste au service de sa seconde passion: l’écriture. On sent toutes les influences littéraires qui ont fait de lui l’auteur qu’il est aujourd’hui, il jubile à nous mener sur de fausses pistes et à nous malmener. C’est un univers très riche qui entoure ce roman, la musique, le sport, internet et ses dérives…

J’ai mis du temps pour terminer cette lecture et cela a été pour moi une terrible frustration, car le manque de temps que j’avais chaque jour à lui consacrer n’était pas digne de ce roman, le genre de roman que l’on termine dans la journée tant l’histoire prend aux tripes, tant les personnages, qui même si ils peuvent paraitre « clichés » de prime abord, se révèlent puissants et passionnants. Sophie Lapon, cette flic de la PJ, tenace et bien plus encore, fait preuve d’un instinct impressionnant et mène deux affaires d’une main de maître malgré les embuches et les indices qui mènent parfois sur de fausses pistes.

Une très belle réussite qui ne peut qu’augurer une belle carrière d’écrivain et de belles heures de lecture en ce qui me concerne.

Mag

2 commentaires

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s