Mexico bronco de Patrick Amand aux éditions du Caïman

De retour de mes congés au pays basque, qui me manque déjà tellement, je me plonge dans Mexico bronco, quel rapport me direz-vous? Si je vous dit que le personnage principal se nomme Eneko Aggiremutxeggi, vous comprenez? Oui absolument, Eneko est basque et oui son nom est totalement imprononçable!

Avant d’aller plus loin, voici le résumé:

Qu’était-il venu faire dans cette galère ? En acceptant de partir à la recherche du fils d’un patron du CAC 40 évaporé dans la nature mexicaine, Eneko Aggiremutxeggi – avocat radié du barreau reconverti dans les enquête et filatures douteuses – ne s’attendait pas à un tel périple. En ce mois de février 2001, au beau milieu de la caravane de l’EZLN, l’Armée zapatistes de libération nationale et de son emblématique sous-commandant Marcos, en route pour Mexico, l’enquêteur basque aux méthodes peu orthodoxes, se retrouve mêlé à de rocambolesques événements. Épaulé par Paco, un gamin de 14 ans tout droit sorti d’un bidonville, c’est dans un road-movie zapatiste improbable qu’Agirretxumetegi, poursuivi par Alfredo un minable truand local, confronté aux Monos blancos la garde rapprochée italienne de Marcos, qu’il découvre un pays de folie. Le tout au rythme lancinant de la chanson d’Hubert-Félix Thiéfaine « Pulque, mezcal y tequila » et des discours des 23 commandant zapatistes. Et toujours avec l’ombre de l’auteur Malcolm Lowry* qui plane sur cette mirobolante expédition…

Mexico bronco est un roman dépaysant, social et il faut bien le dire noir; L’auteur, Patrick Amand, dose avec minutie les ingrédients afin d’en faire ce roman que vous ne pourrez qu’aimer, même si comme moi vous n’y comprenez pas grand-chose à toutes ces histoires de révolution et que vous êtes une bille en histoire-géo.

Un constat évident sur les conditions difficiles de vie au Mexique, dans la lignée et la poursuite du combat de Zappata du début du siècle dernier, Le sous-commandant Marcos est le moteur de ce roman, un moteur autour duquel toute cette histoire se construit avec des personnages haut en couleurs dont le principal est donc notre basque au caractère bien trempé. Pourtant Eneko va faire la rencontre qui parviendra peut-être à attendrir son coeur, qui sera capable de faire sourire cet homme dur? Vous devrez le découvrir vous même.

C’est au final une lecture touchante, car elle creuse la carapace d’un être rugueux qui finit par nous attendrir, les conditions de vie, la mafia, les gangs, les jeunes qui vivent dans les rues, la générosité de certains qui sont pourtant les plus démunis, font que cette histoire reste en mémoire. Au coeur de cette noirceur dont il se revendique, l’auteur met en exergue l’humanité et ses belles valeurs.

Intéressante également cette leçon sur la politique mexicaine ainsi que sur l’impact sur la population, sur le travail, le niveau de vie et le désir de changement, bref sur le pourquoi de cette révolution qui plane depuis 1910 au dessus de ce pays d’Amérique du sud dont on entend au final peu parler et dont on ne sait pas grand chose.

J’ai appris beaucoup sur un pays dont je connaissais peu, j’ai été attendrie, j’ai souri, j’ai été tout simplement transporté au Mexique,. Merci à Patrick Amand ainsi qu’aux éditions du Caïman pour ce beau voyage.

Mag

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