Même les méchants rêvent d’amour d’Anne-Gaëlle Huon

D’Anne-Gaëlle Huon, je connaissais le sourire communicatif, les stories Instagram pleines de bonne humeur, le regard chaleureux et les couvertures de ses romans, tout aussi pimpantes qu’elle. Il était plus que temps que je découvre enfin son style et ses histoires. C’est chose faite : chéri m’a offert, pour les vacances, Même les méchants rêvent d’amour. Un délice !

Voici la quatrième de couverture :

Jeannine a 89 ans passés. Elle aime : les bals musette, les costumes des patineuses artistiques et faire un six aux petits chevaux. Elle n’aime pas : le sucre sur le pamplemousse, les films d’horreur et les gens qui postillonnent. Le jour où on lui annonce que sa mémoire s’apprête à mettre les voiles, Jeannine est déterminée à ne pas se laisser faire. Alors elle dresse des listes. Et elle consigne dans un carnet tous les bonheurs qui ont marqué sa vie. Quand Julia, sa petite-fille, la rejoint en Provence, elle découvre ce que sa grand-mère n’a jamais osé raconter. L’histoire d’un secret, d’un mensonge. Julia va tenter de faire la lumière sur les zones d’ombre du récit. Et s’il n’était pas trop tard pour réécrire le passé ?

Ce roman est autant celui de Jeannine que de Julia : les destins de ces deux femmes qui s’aiment s’entremêlent dans une farandole d’affection. Julia croit tout connaître de sa grand-mère, tout comme elle croit se connaître. En quelques jours, tout bascule, ses rêves et ses certitudes. Ce petit carnet la dérange autant qu’il la fascine. Avec l’aide de Félix, l’assistant de vie de sa grand-mère, Julia va tenter de percer les secrets de sa grand-mère dont elle croyait l’existence paisible et linéaire.

Ce que ce roman apporte à ses lecteurs, c’est une grande bouffée d’air frais, malgré la vérité qui éclate. Un coup de foudre amical, suivi d’un coup de foudre amoureux qui débouchent sur beaucoup de souffrances, mais jamais sur la perte de l’espoir. Cette force, Jeannine parvient, grâce à ses petites listes, à la transmettre à Julia et cela la bouleversera à jamais.

On rencontre des personnages attachants, on change de regard sur la maladie d’Alzheimer, on se rend compte que toutes ces personnes âgées, qui ont perdu pied avec la réalité, n’en sont pas pour autant malheureux. Ils se reconstruisent une vie dans leur bulle, ils revivent indéfiniment les moments qui leurs sont chers : des retrouvailles, des danses, ils vivent de leurs passions, quelles qu’elles soient. C’est un roman éminemment positif et la dureté de la vie de Jeannine n’altère en rien cette bonne humeur. Même les personnages négatifs sont rachetés par leurs bonnes intentions. Vous avez besoin d’une bouffée d’optimisme ? J’ai le roman qu’il vous faut.

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Est-ce un simple feel-good ? Je ne crois pas. Mais ce qui est certain, c’est qu’il permet de se sentir bien, même dans l’univers aseptisé d’une maison de retraite, même à travers les mensonges vieux de plusieurs décennies. Anne-Gaëlle Huon relève le défi fou d’écrire un roman gai, mais inattendu, positif mais pas simpliste. Une vraie bouffée d’oxygène qui nous rappelle que l’essentiel n’est pas toujours là où l’on pense, que nos certitudes peuvent être ébranlées et que c’est plutôt positif, que nos anciens peuvent partir mais qu’ils nous laissent toujours une part d’eux-mêmes…

Priscilla

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