La disparition d’Annie Thorne de C.J. Tudor

Deuxième roman de l’auteure, mais je le découvre pourtant avec celui-ci. C.J. Tudor m’a déstabilisé avec ce roman, il commence fort, même très fort et accroche donc vite l’attention du lecteur. Voici la 4ème de couverture, afin que vous sachiez où vous mettez les pieds:

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Une nuit, Annie a disparu de son lit. Il y a eu des recherches. Tout le monde imaginait le pire. Finalement, au bout de quarante-huit heures, ma petite sœur est revenue. Mais elle ne pouvait pas – ou ne souhaitait pas – dire ce qui s’était passé. Quelque chose lui est arrivé. Je ne peux pas expliquer quoi. Je sais juste que, quand elle est rentrée à la maison, elle n’était plus la même. Elle n’était plus ma Annie. Je ne voulais pas avouer aux autres et encore moins à moi-même que, parfois, j’avais peur d’elle. Et puis, il y a deux mois, j’ai reçu un e-mail : Je sais ce qui est arrivé à votre sœur. Ça recommence…

Construite sur un retour dans le passé, cette histoire est très habile, une tension permanente plane tout au long de la lecture, on frissonne même par moment car les souvenirs du frère d’Annie nous plongent dans une angoissante aventure que personne ne souhaiterait vivre. Un style à l’Anglaise avec l’élégance qui le caractérise, des personnages tellement marqués et marquants que je les ai senti autour de moi tout au long de ma lecture. L’intelligence de la narration est ici de mettre les nerfs du lecteur à vif en ne lui donnant que peu d’éléments, mais juste assez pour comprendre et ressentir le drame qui s’est joué de nombreuses années plus tôt. 

La relation entre Annie est son frère est belle, forte et émouvante, malgré les années qui les séparent, l’intensité de cette relation est pour beaucoup dans la force de ce roman. Cette si belle fraternité rend les scènes narrées encore plus terribles et douloureuses et le manque d’autant plus flagrant. 

Je ne sais pas si ce que j’ai pu lire, concernant la similitude entre le style de Stephen King et celui de C.J Tudor est véritable, je laisse les fans inconditionnels en juger, mais je dois avouer que la force du livre est sa part de fantastique, de surnaturel, subtile et sans excès, sans trop en faire, cet aspect de la lecture se mêle parfaitement avec les émotions et l’empathie que le lecteur ressent pour les personnages. 

Une lecture qui me donne bien entendu envie de lire le premier roman de l’auteure: L’homme craie.

 

 

 

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