L’Espion des Tuileries de Jean-Christophe Portes

Déjà le quatrième tome des aventures de Victor Dauterive que j’ai le plaisir de découvrir. Entre chaque volume, je laisse passer assez de temps pour rester aux côtés de ces personnages que j’affectionne tant : Victor, Olympe de Gouges, Joseph, Charpier (oui, pour celui-là, c’est assez nouveau, j’en conviens !).

Voici la quatrième de couverture :

En 1792, la guerre France-Autriche nécessite l’acheminement de la paie de l’armée française sous l’escorte du lieutenant Victor Dauterive. Mais le convoi est attaqué et Dauterive, à la poursuite des voleurs, se retrouve aux Tuileries, le nouveau palais royal infesté d’espions.

Nous retrouvons nos héros alors que la guerre avec l’Autriche est déclarée et que la situation à Paris est toujours aussi orageuse. Les Girondins, les Jacobins, les Sans-culottes s’opposent à ce qu’il reste d’aristocrates, à la Cour, retirée au Louvre, à la Garde Nationale… Les tensions sont tellement exacerbées que je me suis sentie, comme Victor, incapable de dire de quel camp je me sentais le plus proche.

Encore une fois, nous embarquons dans une enquête qui dépasse son point de départ très rapidement. Du vol des salaires des soldats, Victor sera amené à affronter les plus grands brigands de la Révolution, mais aussi la famille royale elle-même, scindée entre ceux qui croient en quelques individus, souvent peu recommandables d’ailleurs, et ceux qui ne croient plus en personne.

Jean-Christophe Portes est toujours aussi brillant, sur tous les plans. La fresque historique qu’il peint ici est d’une telle complexité que je l’admire d’autant plus d’en avoir fait quelque chose d’assez limpide. Quant à l’enquête policière, elle est d’une finesse incroyable. L’auteur se montre retors et franchement, Victor a compris les choses beaucoup plus rapidement que moi. Quand les clés m’ont été données à la fin du roman, j’ai été abasourdie par l’ampleur du complot, des doubles jeux, des masques portés par tous ces hommes dont on ne parvient pas à savoir s’ils œuvrent pour la réussite de la Révolution ou pour leur propre gloire.

L’histoire entre Olympe, Victor et Joseph continue à évoluer, dans la pudeur, la douceur et la sobriété. Dans une situation historique aussi dangereuse, chaque aveu, chaque attache est une faiblesse que les ennemis peuvent utiliser. Et pourtant, malgré les différences d’âge, de sexe, de classe sociale, leurs relations sont sincères.

Vous l’aurez compris, ce quatrième voyage m’a encore une fois charmée. J’ai déjà le tome 5 en ma possession, grâce à la générosité de l’auteur qui, en plus d’être talentueux, est un homme d’une extrême gentillesse. Je vous parle de La Trahison des Jacobins très rapidement.

En attendant, prenez soin de vous !

Priscilla

Vous trouverez ici mes chroniques de L’Affaire des corps sans têtes, L’Affaire de l’homme à l’escarpin et de La Disparue de Saint-Maur.

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