Personne n’a peur des gens qui sourient

Voilà un roman dont l’efficacité narrative est vraiment surprenante. Déjà, il m’a semblé difficile de savoir qui était le narrateur de cette histoire.

Nous suivons Gloria qui prend la fuite, sans que l’on sache pourquoi, avec ses deux filles, Stella une adolescente et Loulou une petite fille vive, curieuse et à la santé fragile.

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Voici la quatrième de couverture :

Gloria a choisi ce jour de juin pour partir. Elle file récupérer ses filles à l’école et les embarque sans préavis pour un long voyage. Toutes trois quittent les rives de la Méditerranée en direction du Nord, la maison alsacienne dans la forêt de Kayserheim où Gloria, enfant, passait ses vacances.
Pourquoi cette désertion soudaine ? Quelle menace fuit-elle ? Pour le savoir, il faudra revenir en arrière, dans les eaux troubles du passé, rencontrer Giovannangeli, qui l’a prise sous son aile à la disparition de son père, lever le voile sur la mort de Samuel, le père de ses enfants et comprendre enfin quel rôle l’avocat Santini a pu jouer dans toute cette histoire.

Le narrateur alterne entre le présent alsacien de Gloria et ses filles et le passé de Gloria, de sa plus tendre enfance au milieu des disputes parentales, seule avec son père, puis sans son père jusqu’à sa vie de femme, de mère avec l’homme de sa vie, Samuel, une vie rythmée par l’amour, l’alcool et la colère.

Je ne peux pas vous donner trop d’éléments de l’intrigue, ça casserait tout l’intérêt du roman. Je vais plutôt vous parler de son atmosphère. C’est un roman dont le rythme est oppressant, on ne connaît les éléments que très lentement, par distillation progressive. On rencontre une Gloria aimante et protectrice, on craint les fantômes du passé, autant celui de la grand-mère que celui de Santini. Les morts inquiétantes autour de nos héroïnes se multiplient dans une ambiance de mafia corse malsaine.

C’est très bien mené et très agréable à lire. On a tellement envie de savoir la vérité, de comprendre les raisons de cette vie de fuites et de craintes. J’avoue avoir été menée par le bout du nez, je me suis fait avoir, comme de nombreux lecteurs j’imagine. Et rien que pour ça, ce livre vaut le détour !

En ces jours de confinement, c’est une très bonne idée de lecture car vous pourrez le lire d’une traite et n’aurez aucune frustration sur l’avancée de l’histoire et de la vérité !

Courage à tous en cette période étrange.

Priscilla

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