Et pour le pire de Amanda Prowse

Ce roman est différent de ce à quoi je m’attendais, j’ai tout d’abord eu peur de m’y ennuyer car avant de le débuter je pensais y trouver une narration dure, des faits qui blessent dans l’âme et dans le corps, nous en sommes au final assez loin. Ce que j’y ai découvert est une femme certes en souffrance mais aussi et surtout une femme qui s’est effacée pendant de longues années et qui tente de se remettre à vivre.

Voici le résumé:

« Je vais rassembler tous les petits morceaux que tu as cassés, cachés dans les tiroirs, balayés sous le tapis, et je me reconstruirai. Je deviendrai ce que j’ai toujours voulu être. Je ne renoncerai pas aux rêves que tu t’es acharné à briser. »

Kathryn Brooker, respectable épouse et mère de famille, vient d’assassiner son mari. Derrière la brutalité de ce meurtre, il y a le poids du silence. Pendant quinze ans, elle a subi des sévices physiques et psychologiques sans rien laisser paraître. Kathryn va payer cher cette dangereuse imposture : personne ne comprend son crime, car personne ne pouvait se douter du calvaire que son mari lui faisait vivre derrière les portes closes. Entre les explications qu’elle doit à ses enfants et son désir de venir en aide à d’autres femmes en détresse, Kathryn sait que le chemin vers la reconstruction sera long. Mais au bout de ce chemin, pour la première fois depuis bien longtemps, elle aura peut-être le droit d’être qui elle veut.

Un roman poignant sur la violence conjugale et la reconstruction de soi.

Un roman introspectif qui forcément touche et chamboule et tout cela au final en donnant très peu de détails car l’auteure ne décrit que peu les souffrances et les humiliations subies par Kate, on les devine et les imagine. J’ai passé une grande partie de cette lecture à me demander comment elle en est arrivée là, pourquoi a t-elle accepté de subir cela si longtemps et comment redevenir quelqu’un et laisser le passé derrière soi ?

Une lecture que j’avais donc envisagé plus intense en actions mais qui au final aborde l’horreur d’un point de vue totalement différent de ce qu’on peut lire habituellement sur le sujet, pas de voyeurisme ou de brutalité gratuite ici. Un roman poignant et pudique, une femme forte et qui même si elle a été résigné trop longtemps, montre un résilience incroyable tout en assumant en totalité ses actes, ses erreurs et ses fautes. L’histoire d’une mère, une vraie avant tout. Merci à l’auteure ainsi qu’aux éditions Stéphane Marsan.

https://livresque78.com/2019/11/12/lettres-a-lassassin-de-ma-fille-de-cath-staincliffe/

https://livresque78.com/2019/10/28/la-maison-aveugle-de-alex-reeve/

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