Ce que tu as fait de moi – Karine Giebel aux Editions Belfond

Je termine cette lecture haletante, terriblement intense, forte, Richard et Laëtitia sont interrogés par la police des polices, ils reprennent donc leur histoire depuis le début et nous embarquent dans une pure folie, dans une relation noire, nocive mais tellement puissante!

Karine Giebel est la reine pour faire passer à ses lecteurs des moments d’émotion qui frôlent la crise cardiaque, elle malmène nos sentiments, notre coeur, elle joue avec nous et semble y prendre un plaisir fou puisqu’elle recommence à chaque roman. Elle m’a pour la première fois cloué à mon siège avec Marianne dont tous ses lecteurs se souviennent, tant cette histoire brutale, dure les a marqué avec Meurtres pour rédemption. D’autres romans entre-temps, d’autres romans et toujours cette même passion insufflée à ses personnages. Une fois de plus, j’ai le cerveau retourné par tant de sentiments contradictoires, qui ont mis mes tripes dans des montagnes russes. Je termine cette lecture comme essoufflée, choquée, abrutie par cette passion, cette addiction, cette rencontre qui a chamboulé le monde et la vie de tant de personnes.
Un roman, vous l’avez compris que j’ai dévoré, auquel je suis restée accrochée comme une toxico au bras de son dealer, besoin d’en lire encore, de comprendre, de suivre ces chemins sinueux mis en place par l’auteur. un livre qui gagne en intensité et en rebondissements, avec le rythme cardiaque qui fait des sauts de cabri, tout ce qu’un lecteur recherche est ici, alors ne cherchez plus! On passe de la haine à l’amour, on déteste et on adore, on envie et on voudra fuir ce que vivent Laëtitia et Richard, mais aussi Damien, Olivier et Nathalie…

Ce thriller psychologique qui prend pour thème la puissance de la passion, la chimie qui attire deux êtres bien au delà de l’amour, une alchimie qui peut mener à tout. Seule Karine Giebel sait nous faire vivre cette émotion entre torture et plaisir, cette sensation assez difficile à définir, qui donne vie aux personnages avec tellement d’évidence, on les voit, on les sent si réels. Une claque, un gifle, un coup de poing en plein visage, le choc est énorme mais qu’est ce que c’est bon!

Une passion dévorante qui fait perdre la notion de ce qui est acceptable de subir et de commettre, c’est là que nous emmène Karine Giebel. Un sujet difficile à tenir et à défendre de nos jours. J’ai adoré et je le crie bien fort. Dérangeant et oppressant, n’oublions pas que c’est un roman.

4ème de couverture:
Personne n’est assez fort pour la vivre.
Personne n’est préparé à l’affronter, même si chacun la désire plus que tout.
La passion, la vraie…
Extrême.
Sans limites.
Sans règles.

On se croit solide et fort, on se croit à l’abri. On suit un chemin jalonné de repères, pavé de souvenirs et de projets. On aperçoit bien le ravin sans fond qui borde notre route, mais on pourrait jurer que jamais on n’y tombera. Pourtant, il suffit d’un seul faux pas. Et c’est l’interminable chute.
Aujourd’hui encore, je suis incapable d’expliquer ce qui est arrivé. Si seulement j’avais plongé seul…

Cette nuit, c’est le patron des Stups, le commandant Richard Ménainville, qui doit confesser son addiction et répondre de ses actes dans une salle d’interrogatoire. Que s’est-il réellement passé entre lui et son lieutenant Laëtitia Graminsky ? Comment un coup de foudre a-t-il pu déclencher une telle tragédie ?

Si nous résistons à cette passion, elle nous achèvera l’un après l’autre, sans aucune pitié.

Interrogée au même moment dans la salle voisine, Laëtitia se livre. Elle dira tout de ce qu’elle a vécu avec cet homme. Leurs versions des faits seront-elles identiques ?

Si nous ne cédons pas à cette passion, elle fera de nous des ombres gelées d’effroi et de solitude.
Si nous avons peur des flammes, nous succomberons à un hiver sans fin.

La passion selon Karine Giebel… conduit forcément à l’irréparable.

9 commentaires

  1. A peine terminé, je viens d’y consacrer également un article sur mon blog.
    En ce qui me concerne, j’ai un avis partagé sur cette lecture. Je ressens un certain malaise entre le mot « passion » que l’auteur utilise et ce qui s’apparente dans les faits à du harcèlement et tous les abus que cela entraîne.
    Quoi qu’il en soit, cette lecture ne laisse pas le lecteur indifférent…

    Aimé par 1 personne

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