Ne le dis à personne d’Harlan Coben

Très connu pour son adaptation cinématographique, ce roman d’Harlan Coben est une pépite du genre. Une première pour moi avec cet auteur, mais une chose est sûre, ce ne sera pas la dernière.

Voici la quatrième de couverture :

Imaginez…
Votre femme a été tuée par un serial killer.
Huit ans plus tard, vous recevez un e-mail anonyme.
Vous cliquez une image…
C’est son visage, au milieu d’une foule, filmé en temps réel.
Impossible, pensez-vous ?
Et si vous lisiez « Ne le dis à personne… » ?

Ne le dis à personne est un roman oppressant et obsédant jusqu’à la dernière page. L’auteur maîtrise parfaitement son intrigue dont il distille savamment les éléments les uns après les autres, afin que le lecteur ne comprenne pas avant David ce qu’il en est. L’amour se mêle à la pègre, au danger, au mensonge, à la violence de la rue, mais aussi aux liens familiaux (trop) forts. On ne peut pas s’ennuyer avec un tel panaché, avec un tel rythme.

Mais l’art d’Harlan Coben ne se limite pas à cela. Finalement, les véritables enjeux sont seulement humains : qui sont vraiment David ? Elizabeth ? Hoyt ? Scope ? Shauna ? Laura ? La galerie des personnages est riche et intelligemment présentée. Si David apparaît immédiatement comme quelqu’un qui a quelque chose à avouer, la manière dont il parle de son couple au début du roman, laisserait penser à une aventure, lui, l’homme heureux depuis si longtemps qu’il a oublié quelle chance il avait, l’homme amoureux depuis si longtemps qu’il a oublié à quel point il l’était…jusqu’au drame. Ce roman est aussi celui de l’amour, du vrai, celui dont on perçoit la force quand on l’a perdu, celui qui vous transforme profondément et durablement. Elizabeth apparaît comme la jeune femme parfaite, idéaliste et romantique, puis on tente de la présenter comme une femme manipulatrice, menteuse et adultère : la vérité ne se situe-t-elle pas entre ces deux extrêmes ? Hoyt, le père méfiant et à l’origine de tout, est-il seulement machiavélique ?

La trame romanesque est aussi complexe que la trame psychologique du roman dont on ne peut arrêter de tourner les pages une fois qu’on a commencé. Je lirai d’autres romans de lui, c’est certain, d’ailleurs avez-vous des titres à me conseiller ?

J’avoue que la soirée de lancement de son nouveau roman à laquelle Magali et moi avons été invitées ce soir, prend une autre dimension après cette lecture : j’y allais par curiosité, maintenant j’y vais impressionnée… On vous racontera !

Priscilla

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