Sex Doll de Danielle Thiéry aux éditions Flammarion

Changement d’univers, on quitte les romances et on se plonge dans ce dernier roman de Danielle Thiéry, une lecture plutôt noire. J’avoue peu connaitre l’auteure, je n’ai lu d’elle que Tabous en octobre 2017.


Impossible tout d’abord de passer à côté de cette couverture qui attire évidemment l’œil mais dont le thème titille la curiosité de la lectrice que je suis. Danielle Thiéry, lorsqu’elle écrit un roman policier sait de quoi elle parle, je rappelle qu’elle a été la première femme commissaire divisionnaire de l’histoire de la police Française, donc on ne peut que plonger dans ses romans à corps perdu. Je rencontre donc ici pour la première fois la commissaire Marion Edwige, une commissaire humaine bien que forte, mère et totalement paumée, impuissante face à sa fille et surtout une patronne imparfaite qui gère son équipe ainsi que les coups durs qui lui arrivent avec autant de lucidité que possible. Elle va dans Sex Doll se retrouver face à un passé nauséabond qui va l’embarquer dans une enquête qui va la toucher au plus profond d’elle même.

Un roman à l’ambiance sombre d’un bout à l’autre où on ne sait plus ou est le vrai et où est le faux. Des rebondissements que l’on ne voit pas venir, comme un coup derrière la tête qui laisse le lecteur pantois, bouche bée. Petit à petit les choses s’imbriquent, sans que pour autant le chemin vers la solution finale ne soit visible. Jusqu’à la dernière page, je me suis sentie embarquée dans cette histoire qui mêle l’aspect du corps avec ces meurtres sanguinaires mais aussi de l’esprit car Danielle Thiéry nous met ici en scène un assassin dont la cruauté n’a aucune limite.

Le commissaire Edwige est entourée d’une équipe aux personnalités complexes, rien n’est blanc ou noir, que ce soit avec la psycho-criminologue Alix de Clavery, qui tient ici un rôle fort et intéressant et dont le flaire et la lucidité des analyses vont l’amener au cœur de cette enquête, elle n’imagine pas à quel point, ou encore avec le nouvel adjoint de Marion, Philémon de SaintLéger, dont on ne sait que penser…

Le point fort de ce roman, me concernant est bien évidemment son ambiance, plonger le lecteur dans ce contexte oppressant, obsédant est un véritable tour de force de l’auteure, en utilisant certains chapitres courts qu’elle termine sur une découverte pour lequel il faut au lecteur encore un peu de patience avant d’avoir accès, ainsi qu’avec des SMS, de photos, qui font monter la pression, la tension.

Très bon roman policier qui laisse une trace dans l’esprit du lecteur par la puissance et la mise en scène de son histoire.

Ils en parlent:

Résumé:

Sex doll

Une enquête de la commissaire Edwige Marion

À Paris, l’ouverture d’un hôtel de passe 2.0, dont les pensionnaires sont des poupées de silicone, ne fait pas l’unanimité. Son jeune propriétaire, précurseur sur le marché du sexe, n’avait pas imaginé les réactions violentes que sa start-up provoquerait…
Dans le même temps, l’Office, dirigé par la commissaire Marion, est confronté à une série de meurtres atroces. Trois femmes sont retrouvées mutilées, des parties de leur corps trafiquées afin d’en faire des créatures parfaites.
La psycho-criminologue Alix de Clavery, dont l’expertise est indispensable sur ce dossier, a mystérieusement disparu. Si Marion devine que ces affaires sont liées, elle n’imagine pas à quel point.
De Paris au Japon, elle traque ce Docteur X qui l’obsède depuis quinze ans.

  • 416 pages – 131 x 202 mm
  • Broché
  • EAN : 9782081487345
  • ISBN : 9782081487345

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