L’affaire Rose Keller de Ludovic Miserole

Attention! Arrêtez tout ce que vous êtes en train de faire! J’ai une chose de la plus haute importance à vous dire: J’ai lu L’affaire Rose Keller de Ludovic Miserole et j’ai tout simplement trouvé cela génial. Mais je vous connais, vous êtes exigeants et vous avez entièrement raison, vous voulez donc en savoir plus… Un bijou French Pulp.

Ce roman m’a passionné car je ne connaissais pas du tout l’histoire de ce fameux Marquis de Sade, j’avais entendu parler de ses écrits dont la réputation n’était plus à faire, bien sûr, mais mis à part cela, je n’avais jamais rien lu de son histoire, de sa vie. Alors bien évidemment il ne m’est pas devenu sympathique, loin de là, mais découvrir à quel point cet homme semblait n’avoir aucun remords, aucune conscience du mal et de la perversité qui l’habitaient, l’a totalement scotché à cette lecture.

De nos jours cet homme sera qualifié de sociopathe, sadique, pervers, les actes que nous racontent Ludovic Miserole, commis par Sade sont difficilement supportables, mais il faut aussi dire que l’époque prêtait également à ce genre de dérive. La condition de la femme, absolument abominable, traitée comme un sous être, ne pouvait que subir le diktat de l’homme. Malheur à la veuve qui se retrouve sans le sou ou à celle qui doit faire commerce de son corps afin de survivre, ces dernières ne représentent que peu d’intérêt pour la société de l’époque et leur parole ne compte pour rien.

Des recherches poussées et méticuleuses, additionnées d’éléments fictifs donnent à ce roman une saveur hors du commun. Les méthodes utilisées dans cette enquête si on peut l’appeler ainsi, les témoignages, le peu de crédibilité donné à la victime, mais aussi et surtout les passe-droits, font bondir le lecteur qui se dit qu’au final rien n’a vraiment changé depuis.

Une lecture magistrale que je veux absolument vous recommander. Bonne lecture donc.

Résumé:

Rose Keller est au chômage depuis plus d’’un mois. Elle est réduite, en ce dimanche de Pâques du 3 avril 1768, à mendier sur la Place des Victoires à Paris. En acceptant de suivre, pour un écu, un jeune homme soigneusement habillé qui a besoin de quelqu’’un pour un peu de ménage dans sa maison d’’Arcueil, elle ne peut se douter qu’’elle se dirige tout droit vers l’enfer. Elle ne sait pas encore que l’’homme qui vient de l’’engager n’’est autre que Donatien Alphonse François de Sade, celui qu’’on surnommera « le divin marquis »…

3 commentaires

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s