[TBTL] Throwback Thursday Livres – Nature paisible

Conçu par BETTIE ROSE BOOKS sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais version livres ! Chaque semaine, un thème est proposé et il faut partager une lecture correspondante (une seule) à ce thème.
Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont nous n’avons plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à vos lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres ! Comme nous « revenons en arrière », il s’agit de livres déjà lus. Sauf exception de thème. Quand un thème ne vous inspire pas, vous pouvez piocher à votre guise dans les anciens.

Cette semaine, un thème qui appelle à la méditation et au retour à la nature : Nature paisible, lieu isolé, campagne, montage, retraite, désert.

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Ce thème me renvoie inévitablement à une lecture, récente, mais qui m’a beaucoup marquée : Seules les montagnes dessinent des nuages de Marc Lepape aux éditions Emmanuelle Colas. C’est un roman que je vous avais déjà présenté comme magnifique et cet article me permet de revenir sur un aspect essentiel de son écriture : la présence de la nature…

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La Sélébie est une île fictive, mais en tant qu’île, c’est bien un lieu isolé, qui a des liens commerciaux avec le reste du Monde, l’Europe notamment, mais qui, sinon, vit en autarcie. Le port de Ryot, porte d’entrée de ce lieu enchanteur, est en ce sens assez peu révélateur du reste de l’île : « Il tenta d’appréhender la façade des bâtiments qui ceignaient en un demi-cercle le grand bassin. La juxtaposition des maisons, des immeubles d’armateurs et des entrepôts rappelait à s’y méprendre l’Europe, mais la palette de couleurs rythmant le bois le déconcertait. »

En effet, Erraink quitte assez rapidement cette ville pour s’enfoncer dans les profondeurs de la Sélébie et atteindre la région de l’Onk qui réunit les critères de cette semaine : campagne, nature paisible, lieu isolé… Autant de caractéristiques qui permettent à l’auteur des envolées lyriques qui ne peuvent pas laisser insensible : « Ce rempart l’hypnotisait comme le font les hautes enceintes et les lourds portails des cités légendaires. Il devinait dans les moindres anfractuosités, à l’intérieur même de la roche si dense, des trésors de temps, des palpitations figées, des exhalaisons à jamais serties. et combien de grottes inaccessibles, de ténèbres om la moindre lueur introduite incendierait un dédale de voûtes, de plafonds et de colonnes ! Combien de lacs souterrains qui feraient oublier l’impuissance du mot pureté ! »

La montagne ensuite évidemment… C’est là que tout se déclenche, le lieu de la retraire de Dmyrn, plateau sauvage, menaçant mais au point de vue époustouflant et aux vérités lourdes de conséquences : « Sur la longue sente escarpée, elle ressasserait ses pensées et elle déboucherait sur ce site grandiose dont les proportions et l’aspect lui coupaient le souffle. Dmyrn, son unique frère, serait là, inaccessible, silhouette minuscule juchée depuis trois ans au somment d’un piton rocheux vertigineux. »

Le désert enfin, menaçant mais inexploré et dont la réalité va déterminer non seulement le destin des personnages mais celui de la région tout entière.

Je n’en dis pas plus, vous trouverez ici ma chronique complète, mais si vous voulez du dépaysement, de la nature sauvage, dangereuse et de la poésie, n’hésitez plus et laissez Marc Lepape vous enchanter !

Bonne lecture !

Priscilla (@Priss0904)

 

4 commentaires

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