Patients de Grand Corps Malade

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Je me suis mise il y a quelques temps à réécouter les textes de Grand Corps Malade, ce jeune homme à l’âme de poète, avec cette voix qui vous transporte, ses textes riches, parfois drôles, souvent émouvants mais au final toujours positifs.

Jamais je ne m’étais intéressée au pourquoi de son handicap, au pourquoi de sa béquille sur laquelle son grand corps prend appui. Je n’ai au début retenu que ses grands yeux bleus et ce joli sourire.

Je me suis mise à la lecture de Patients suite aux conseils d’une amie, j’étais curieuse  de découvrir comment il racontait cette expérience si difficile. 

Grand Corps Malade est dans ce témoignage tel qu’il l’est dans ses textes de Slam, positif, vrai, pudique, et même drôle, malgré une situation qui ne porte pas à rire. 

Une très belle lecture où circule un message positif, un espoir pour tous, mais surtout pour ceux qui traversent des moments difficiles. A lire absolument, une très belle leçon de vie et de courage.

Pour ceux qui ne connaissent pas es textes de ce poète, voici pour moi un des plus beaux:

 

Parce qu’avec toi le temps a pris de nouvelles dimensions
Que ma routine s’est égarée dans ces changements de direction
Parce que les jours de la semaine se mélangent dans ce bazar
Parce que c’est toi, parce que t’es là, je n’ai plus peur du dimanche soir
Parce que ça arrive tellement souvent que je sois en pic de sentiments
Et que ma pudeur accepte quand même de te le faire comprendre gentiment
Parce qu’il paraît que l’homme s’habitue vite, s’habitue trop
Et qu’moi je sais que mes deux mains ne se lasseront jamais de ta peau
Quand je vois tout ce qu’on a construit, je me dis que 10 ans c’est tellement long
Et puis je me dis que c’est tellement court à chaque fois que s’affiche ton prénom
Parce que le temps n’a pas d’emprise sur la couleur de tes yeux
Parce que le vent éteint une petite flamme mais attise un grand feu
Parce qu’on s’est tant rapprochés que nos souvenirs se ressemblent
Parce que quand la vie n’est pas simple, c’est tellement mieux d’être ensemble
Parce que je sais que le lundi, je vais te parler et te voir
Parce que c’est toi, parce que t’es là, je n’ai plus peur du dimanche soir

Parce que je te chambre sur tes manies mais que je pourrai plus me passer d’elles
Parce que je me moque de tes défauts mais qu’ils me sont devenus essentiels
Parce qu’avant de te regarder partir, je te vois te maquiller dans le miroir
Parce que c’est toi, parce que t’es là, je n’ai plus peur du dimanche soir
Parce qu’on est libres quand on est forts et plus forts quand nos liens se soudent
Qu’une mauvaise passe devient alors moins profonde que le creux du coude
Parce que tous les nuages du monde n’empêchent pas les pleines lunes
Et que chaque fois qu’elles brillent, c’est nos débuts qui se rallument
Parce que tu sais ce que j’aime, parce que je sais ce que tu veux
Et que c’est quand même une première fois dès qu’on est seuls tous les deux
Parce que 120 mois plus tard, je viens encore juste de te rencontrer
Parce que tu es mon plan A et que tu seras aussi mon plan B
Après 10 ans d’un beau voyage où je me rappelle de chaque seconde
Après 10 ans qui ont vu naître les quatre plus beaux yeux du monde
C’est toi qui as trouvé le plus beau thème de notre histoire
Parce que c’est toi, parce que t’es là, je n’ai plus peur du dimanche soir

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