L’humanité en moins de Karine Vivier

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Je vais vous parler d’un jolie découverte de l’autoédition, Karine Vivier nous apporte ici un petit roman de 180 pages, que j’ai beaucoup aimé et par conséquent dévoré.

L’auteure nous propose une histoire ou plutôt trois histoires parallèles, dont le fil conducteur est l’enfant. Vous comprendrez en lisant ce que je veux vous dire par là, j’ai aimé la façon dont nous sont racontées ces histoires, Karine Vivier adopte le ton qui convient à chaque morceau de vie qu’elle pose sur le papier.

Sans chichis, ni tentatives de duper ses lecteurs, elle va d’un bout à l’autre de son histoire, qui est certes difficile car elle touche à l’enfance, et à de terribles moments et difficultés qui jalonnent le parcours de certains. Excusez moi de rester si vague, mais l’histoire est courte et incisive, si je vous donne trop de détails, le plaisir vous sera gâché.

Ces 180 pages de lecture, m’ont malgré tout donner envie de coller des gifles, de secouer certains protagonistes, de faire des leçons de moral… Vous comprenez donc que l’idée de départ de l’auteure ne m’a pas laissé sur ma faim, pas de détails et explications inutiles, nous allons ici à l’essentiel.

Toujours très agréable de découvrir de jeunes auteurs, Karine Vivier fait partie de ceux qui méritent que l’on s‘arrête sur leur écriture et sur ce qu’ils ont à raconter. C’est en tout cas ici un livre que l’on garde en mémoire.
Résumé:

Que peut-il y avoir de commun entre une fillette, un ex-taulard et une mère de famille ?

« L’humanité en moins » met en scène trois personnages qui ont, à un moment de leur existence, perdu leur humanité aux yeux de la société. Trois personnages, trois récits parallèles, une même histoire. Un premier roman noir.

Extrait

C’était toujours le même scénario. « Tu n’es pas là pour penser », lui répétait l’homme, « tu es là pour faire ce que je te dis ». La première fois, c’était sur une autre plage qui ressemblait à celle-ci. Elle avait emmené une autre fillette, plus jeune qu’elle, prendre le goûter dans la camionnette garée près de la jetée. L’homme dans son véhicule avait souri lorsque les deux fillettes étaient arrivées à son niveau. « Mais suis-je bête ? », avait-il déclaré en sortant de sa voiture, « les biscuits sont restés dans le coffre ». « Passe devant, toi », lui avait-il ajouté durement. Il avait ouvert le coffre et poussé l’autre fillette à l’intérieur, qui s’était mise à hurler à pleins poumons lorsque ce dernier s’était refermé brutalement. Puis, la camionnette avait démarré en trombe et ils avaient roulé à tombeau ouvert pendant des heures. Épuisée, la fillette avait fini par s’endormir, le visage collé contre la vitre. Ce qui s’était passé ensuite, elle ne s’en souvenait plus très bien.

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